RSF devrait s'«auto-dissoudre» : la réponse choc de la rédactrice en chef monde de RT

RSF devrait s'«auto-dissoudre» : la réponse choc de la rédactrice en chef monde de RT
Margarita Simonian, rédactrice en chef de RT et Sputnik, photo ©Sputnik

Faisant sien le jugement d'Emmanuel Macron selon lequel les médias russes seraient des «organes de propagande», Christophe Deloire, patron de Reporters sans frontières, a qualifié RT et Sputnik d'«ennemis du journalisme».

Margarita Simonian, rédactrice en chef monde de RT et Sputnik, a condamné ce 28 août 2017 les propos de Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), visant les médias russes. Dans une interview accordée au magazine Télérama le 23 août, celui-ci avait qualifié RT et Sputnik «d'ennemis du journalisme».

Reporters sans frontières devrait s'auto-dissoudre sans faire de bruit

«Après de telles déclarations atterrantes, Reporters sans frontières devrait s'auto-dissoudre sans faire de bruit, de façon à ne pas déshonorer les vrais défenseurs des droits de l'homme», déclare sans ambages la rédactrice en chef monde de RT, Margarita Simonian.

Dans les colonnes du magazine culturel du groupe Le Monde, le patron de l'ONG, fondée notamment par l'actuel maire de Béziers, Robert Ménard, revenait sur la passe d'armes entre Emmanuel Macron et la présidente de RT France, Xenia Fedorova, à l'occasion de la visite officielle de Vladimir Poutine à Versailles fin mai. Le président de la République, ne se laissant pas démonter par la présence du chef d'Etat russe à ses côtés, avait alors vivement mis en cause RT et Sputnik, les qualifiant d'«organes de propagande».

Fort du jugement d'Emmanuel Macron, Christophe Deloire, rappelle dans les colonnes de Télérama que Margarita Simonian avait sollicité l'aide de RSF fin 2016, à l'occasion d'une résolution du Parlement européen appelant à combattre les médias russes.

«Elle nous a demandé de les défendre, au nom de l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme !», s'exclame – au sens propre – le patron de RSF, qui après être passé par TF1 et Arte a dirigé entre 2008 et 2012 le Centre de formation des journalistes (CFJ). «Nous sommes à un moment où les ennemis du journalisme se servent précisément des principes qui ont servi à le défendre», déclare-t-il en outre.

Malgré les nombreuses récriminations de la presse française contre Emmanuel Macron depuis son investiture en juin 2017, le patron de RSF semble avoir épousé sans réserve la condamnation élyséenne, oubliant que l'ONG a vocation à défendre les journalistes contre les abus de pouvoirs politiques.

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