La Chine accuse un destroyer américain d'avoir porté atteinte à sa souveraineté et sa sécurité

La Chine accuse un destroyer américain d'avoir porté atteinte à sa souveraineté et sa sécurité© Handout Old Source: Reuters
L'USS John S. McCain patrouillant dans les eaux du Golfe Persique en 1998

Le ministre des Affaires étrangères chinois a déclaré qu'un destroyer américain avait violé les lois chinoises et internationales en mer de Chine méridionale le 11 août. Les Etats-Unis assurent de leur côté avoir agi dans la légalité.

Le ministère des Affaires étrangères chinois a publié un communiqué sur son site internet le 11 août dans lequel il accuse un navire de guerre américain d'avoir «violé les lois chinoises et internationales, et porté une atteinte sérieuse à la souveraineté et la sécurité de la Chine». «La Chine en est très mécontente et abordera le problème avec les Etats-Unis», peut-on lire plus loin.

Des dignitaires américains cités par l'agence Reuters ont rapporté que le destroyer USS John S. McCain avait croisé à proximité du récif Mischief dans les îles Spratleys, archipel contrôlé par la Chine (avec la zone économique exclusive de 200 milles marins qu'il confère) mais revendiqué par Taiwan, les Philippines et le Vietnam, qui fait de cette zone un point de tension géopolitique majeur de la région. Selon l'AFP, le destroyer s'est approché à six milles marins de Mischief et a été mis en garde à une dizaine de reprises via sa radio par une frégate chinoise.  


«Ils ont appelé pour dire "s'il-vous-plait, faites demi-tour, vous êtes dans nos eaux"», a expliqué un responsable américain à l'AFP avant d'ajouter : «Nous leur avons répondu que nous étions un [navire] des Etats-Unis et que nous menions des opérations de routine dans les eaux internationales.»

Selon lui, les interactions entre les navires de guerre chinois et américain ont été «sûres et professionnelles» au cours des six heures qu'a duré cette mission.

Cette patrouille intervient dans le cadre d'opérations américaines dites de «liberté de navigation» (FONOP en jargon militaire). C'est la troisième opération de ce type menée par les Etats-Unis dans la zone depuis l'entrée en fonction du président Donald Trump le 20 janvier.

«Toutes les opérations sont menées dans le respect du droit international et démontrent que les Etats-Unis voleront, navigueront et opéreront partout où le droit international le permet», a affirmé le 10 août le lieutenant-colonel Chris Logan, un porte-parole du Pentagone.

Les relations entre Washington et Pékin sont au plus bas ces derniers mois. Outre ces tensions en mer de Chine méridionale, opposant la Chine à plusieurs Etats asiatiques alliés aux Etats-Unis, Donald Trump a  provoqué l'ire de Pékin, début décembre 2016, en ayant une conversation téléphonique avec la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, alors que Washington avait interrompu depuis 1979 ses relations diplomatiques avec l'île. Le chef d'Etat américain a par ailleurs menacé de ne plus reconnaître le principe de la Chine unique, si Pékin ne faisait pas de concessions en matière commerciale.

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