Nicolas Sarkozy visé par une enquête sur l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar ?

Nicolas Sarkozy visé par une enquête sur l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar ?© Philippe Wojazer Source: Reuters
Nicolas Sarkozy et l'ancien émir du Qatar, le Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani en septembre 2011.

Selon le quotidien britannique The Telegraph, les juges français enquêteraient sur les rapports de Nicolas Sarkozy avec le Qatar et sur une éventuelle corruption. L'avocat de l'intéressé et le parquet national financier démentent.

Selon le journal britannique The Telegraph, les enquêteurs en charge du dossier de corruption supposée dans l'attribution de la Coupe du monde de football de 2022 s'intéresseraient de près à Nicolas Sarkozy. L'ancien président de la République serait soupçonné d'avoir touché une importante somme d'argent en échange de son appui en faveur du Qatar, qui organisera la compétition dans cinq ans.

La justice française examinerait, dans le cadre de cette enquête, plusieurs opérations réalisées du temps où Nicolas Sarkozy était président, et impliquant la France et le Qatar. Parmi elles, la vente du club de football parisien PSG, ou encore celle de 5% des actions de la société Veolia au fonds Qatari Diar. Cette vente au fonds d'investissement souverain retient particulièrement l'attention de la justice, qui cherche à retrouver la trace de 182 millions d'euros ayant disparu des écrans.

Les enquêteurs envisageraient la piste d'une corruption massive, selon The Telegraph : les 182 millions d'euros auraient pu servir à acheter plusieurs personnalités, dont Nicolas Sarkozy, notamment pour obtenir leur soutien dans le cadre de l'attribution de la Coupe du monde de football, mais aussi de la vente des parts de Veolia.

De son côté, le parquet national financier confirme que «deux enquêtes préliminaires distinctes» sont actuellement conduites, d’une part sur la vente des parts de Veolia et d’autre part sur la Coupe du monde 2022. Pour autant, il précise que le lien entre les deux affaires n'est pas établi. Démentant les affirmations du Telegraph, il assure que l'ancien président de la République n'est pas personnellement visé. Même son de cloche auprès de l'avocat de l'ancien président, Thierry Herzog, qui assure que son client n'est sous le coup d'aucune enquête à ce sujet.

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