Boris Johnson ne peut interdire de se promener dans les rues de Londres avec un drapeau de Daesh

Le maire de Londres Boris Johnson© Stefan Wermuth
Le maire de Londres Boris Johnson

Les déclarations du maire de Londres ne font pas retomber la polémique qui s’est emparée du Royaume-Uni après que la police londonienne a laissé des gens se promener dans la capitale britannique avec à la main un drapeau de Daesh.

«Nous habitons un pays libre et à mon avis, vous auriez besoin d’avoir une loi parlementaire pour considérer comme illégaux certains morceaux d’iconographie», c’est comme ça que le maire de Londres Boris Johnson a commenté l’événement qui a déchaîné les passions en Grande-Bretagne.

La police londonienne a en effet décidé de rester souple devant un homme accompagné d’une petite fille qui portait un drapeau de Daesh près du Parlement britannique. Les policiers les ont arrêtés mais ont pris la décision de ne pas les interpeller. Même si Boris Johnson a précisé qu’il ne souhaitait pas, à titre personnel, que «des gens agitent un drapeau de Daesh», des voix s’élèvent maintenant sur la légalité d’actions de cette sorte sur le sol d’outre-Manche.

L’avocat et politicien britannique, président et membre fondateur du Parti des démocrates anglais, Robin Tilbrook, a clairement exprimé sa position dans une interview accordée à RT. Selon lui, l’incident en question n’était qu’une «provocation», effectuée «juste après un attentat en Tunisie». Robin Tilbrook a caractérisé cette promenade de «déclaration politique», soulignant qu’un drapeau de Daesh «n’est pas comme un drapeau d’identité nationale», mais doit être interprété comme une tentative de déclarer que «Daesh est un Etat».

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Pour l’avocat, le fait que l’événement s’est tenu juste devant le Parlement et que cet homme était accompagné par un enfant, ajoute «un élément particulier» à cette histoire. Robin Tilbrook est en effet persuadé que l’enfant sert à jouer le rôle de «barrière» au cas où quelque chose se passe.

Il n’y a pas si longtemps, la mairie d’un petit village du Somerset, Radstock, qui compte 5 620 habitants a voté contre le fait de hisser le drapeau de St-George parce qu’il fait références aux Croisades chrétiennes du Moyen Age et pourrait heurter le sentiment religieux des musulmans du village qui, d’après les statistiques officielles, se montent à … 16 personnes.

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