Les régions rebelles ukrainiennes en appellent à un tribunal de l’ONU pour juger les crimes de Kiev

Irina Gerashchenko Source: RIA NOVOSTI
Irina Gerashchenko

Tous les crimes perpétrés par les forces militaires ukrainiennes doivent être jugés par l’ONU, estime le président de la république autonome autoproclamée de Lougansk (LNR) Igor Plotnitski.

Lors d’une réunion commune le président de la LNR, Igor Plotnitski, et le président de la république autonome autoproclamée de Donetsk (DNR), Alexander Zakharchenko, ont déclaré que «les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk avaient adressé une demande au Conseil de sécurité de l’ONU pour la création d’un tribunal international afin de poursuivre les personnes responsables des violations du droit international humanitaire et des crimes contre l’humanité en Ukraine».

«Il n’y a pas de raison d’attendre une enquête objective sur tous ces crimes de la part de Kiev», a indiqué, à son tour, Zakharchenko avant d’ajouter : «Rappelons-nous du bataillon Tornado qui a massacré tant de civils».

Plotnitski a aussi promis d’apporter «des pièces à preuve des crimes des forces ukrainiennes dans le Donbass», qui, selon les dirigeants de la DNR et de la LNR se sont livrés, dans le sud-est de l’Ukraine à des actes de torture, des exécutions massives et utilisé des armes interdites.

Cela fait plus d’un an que les autorités de Kiev ont lancé ce qu’elles appellent une «opération anti-terroristes» dans les provinces du sud-est du pays qui n’ont affiché leur hostilité envers le pouvoir central après le coup d’Etat qui a provoqué le départ du président Viktor Yanoukovitch en février 2014.

En février dernier, lors des négociations qui ont permis de conclure les accords de Minsk-2 les parties s’étaient mises d’accord sur la conclusion d’un cessez-le-feu, le retrait du front des armes lourdes, des adaptations de la constitution ukrainienne en vue d’accroître la décentralisation du pouvoir et l’octroi d’un statut spécial pour les régions de Donetsk et de Lougansk.

Pourtant, dès leur signature, ces accords ont été violés plusieurs fois par les deux parties impliquées dans le conflit.

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