Macron invite Trump le 14 juillet : Mélenchon voit rouge et dénonce un «asservissement à l'OTAN»

Macron invite Trump le 14 juillet : Mélenchon voit rouge et dénonce un «asservissement à l'OTAN»© Geoffroy van der Hasselt Source: AFP
Jean-Luc Mélenchon, député France insoumise des Bouches-du-Rhône

Jean-Luc Mélenchon, député de la France insoumise, s'est indigné en apprenant que le président de la République Emmanuel Macron avait invité Donald Trump au défilé du 14 juillet. Selon lui, le chef d'Etat américain n'est «pas le bienvenu».

Alors que le président français Emmanuel Macron a invité son homologue américain à assister au traditionnel défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées, le chef de file de la France insoumise (FI) Jean-Luc Mélenchon a réagi de manière très négative à la présence du locataire de la Maison Blanche en France le jour de la fête nationale républicaine.

«Donald Trump représente l'OTAN et l'asservissement de notre nation à une coalition internationale dans laquelle elle ne joue aucun rôle», a déclaré le nouveau député à Europe 1 ce 28 juin. Ardent opposant à l'alliance militaire nord-atlantique, Jean-Luc Mélenchon a ainsi estimé que le président américain n'était «pas le bienvenu». 

«La fête du 14 juillet, c'est celle de la liberté des Français. Monsieur Trump est un violent, il n'a rien à faire là !», a surenchéri le député des Bouches-du-Rhône. Il concède toutefois que la préséance et les usages diplomatiques commandent une certaine forme de compromis : «Enfin bon, quand il sera là, on l'accueillera dignement, parce qu'il est le président des Etats-Unis d'Amérique.»

L'Elysée a annoncé le 27 juin qu'Emmanuel Macron avait invité Donald Trump aux célébrations du 14 juillet, qui revêtent par ailleurs cette année un caractère particulier, puisqu'il s'agit du centenaire de l'entrée en guerre des Etats-Unis lors de la Première guerre mondiale, en 1917. L'invitation a été formalisée à l'occasion d'un entretien téléphonique entre les deux chefs d'Etat. Au cours de cette discussion, les deux hommes ont également abordé la question d'une «réponse commune» aux supposées intentions du gouvernement syrien de recourir à des armes chimiques.

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