La Russie signe un accord de coopération militaire avec les Philippines, en proie à une «invasion»

La Russie signe un accord de coopération militaire avec les Philippines, en proie à une «invasion»© Maxim Shemetov Source: AFP
Le président des Philippines Rodrigo Duterte serre la main du président de la Russie Vladimir Poutine lors de leur rencontre à Moscou le 23 mai
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Rodrigo Duterte a écourté sa visite à Moscou en raison d’une offensive terroriste contre l’armée sur l’archipel, mais cela n’a pas empêché les deux pays de renforcer leur coopération. Les relations de Manille avec Washington, elles, sont perturbées.

Onze documents, dont un accord de coopération militaire, des notes sur la coopération dans l’énergie nucléaire, le commerce, l’investissement, l’industrie, du transport et la culture, ainsi qu’un programme de coopération touristique ont été conclus entre Moscou et Manille, a annoncé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov le 26 mai.

Il a ajouté avoir également évoqué avec son homologue philippin Alan Peter Cayetano, une coopération renforcée dans les domaines du terrorisme international, du trafic de drogues, de la cybercriminalité et de la piraterie.

L’annonce survient quelques jours après une rencontre, au Kremlin, entre Vladimir Poutine et son homologue philippin, Rodrigo Duterte.

Alors que Washington a annulé la vente de 26 000 fusils d’assaut fin 2016 aux Philippines, invoquant des violations présumées des droits de l'homme, Rodrigo Duterte a souligné auprès du président russe l’importance d’obtenir pour ses troupes des armes modernes pour lutter contre le terrorisme.

Les Philippines face à une «invasion terroriste étrangère»

Le 23 mai, Rodrigo Duterte a dû écourter sa visite à Moscou pour retourner aux Philippines, où des combats ont éclaté entre des combattants du groupe Maute, lié à Daesh, et l’armée, dans la ville de Marawi. Le dirigeant a décrété la loi martiale sur l'île de Mindanao, où une autre organisation islamiste, Abou Sayyaf, est également implantée.

Jose Calida, le Solliciteur général du pays (une fonction nationale d’avocat rattachée au département de la Justice), cité par l'agence Reuters, a rapporté la présence de nombreux combattants étrangers, notamment indonésiens et malaisiens, au sein des combattants.

Il a assuré qu’on ne pouvait dès lors plus parler de «groupes terroristes locaux» mais bien d’une «invasion de terroristes étrangers». Leur objectif, selon lui, est d’établir une «province» de l’Etat islamique à Minadanao. Le Solliciteur général affirme que, à ces fins, les terroristes s’en prennent à ceux qu’ils considèrent infidèles, chrétiens comme musulmans.

Depuis le 23 mai, les combats font rage entre l’armée et les combattants djihadistes. Les autorités ont annoncé la mort de 13 soldats et policiers philippins et celle de 31 membres du groupe Maute, tués à Marawi dans des frappes de l’armée.

Le 24 mai, Rodrigo Duterte a promis de quitter ses fonctions s’il ne parvenait pas à maintenir la paix dans son pays. «En tant que président, si je ne peux pas leur faire face [aux combattants islamistes], je démissionnerai. Si je suis incompétent et incapable de garder l’ordre dans ce pays, je me retirerai et donnerai le boulot à quelqu’un d’autre», a-t-il déclaré ainsi dans un communiqué de presse.

Lire aussi : Philippines : Duterte instaure la loi martiale à Mindanao après des combats entre l'armée et Daesh

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