Indonésie : razzia de la police dans une fête homosexuelle à Jakarta, 141 arrestations

- Avec AFP

Indonésie : razzia de la police dans une fête homosexuelle à Jakarta, 141 arrestations
Illustration ©Antara Foto Agency / Reuters

Un sauna gay de Jakarta a fait l'objet d'une descente de police massive. Bien que l'homosexualité soit légale en Indonésie, sauf dans une province appliquant la loi islamique, les autorités invoquent une infraction à une loi contre la pornographie.

Le 21 mai, la police indonésienne a mené une descente dans un immeuble de Jakarta, lequel abrite une salle de sport et un sauna, après que les autorités ont eu vent de festivités. Quelque 141 participants ont été arrêtés, dont les organisateurs présumés d'une fête ainsi que des stripteaseurs et des hommes soupçonnés de se prostituer. Tous sont passibles de dix ans de prison ou d'amendes très lourdes.

L'homosexualité est légale partout en Indonésie, sauf dans la province conservatrice d'Aceh, dans le nord-ouest du pays, laquelle applique la loi islamique depuis 2014. A Jakarta, l'homosexualité n'est pas un délit, mais un commissaire de police cité par l'AFP a déclaré que dix hommes interpellés pourraient être poursuivis aux termes de la loi anti-pornographie en vigueur dans le pays entier.

Depuis quelques temps, l'hostilité contre la petite communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT) d'Indonésie va croissant. Des ministres, des conservateurs et des groupes islamistes auraient tenu publiquement à des propos homophobes, selon des militants LGBT qui évoquent par ailleurs des persécutions et un environnement hostile.

Au début de ce mois de mai 2017, huit hommes avaient été arrêtés à Surabaya, dans le Java oriental, pour avoir organisé une fête gay, et pourraient subir également les foudres de la loi sur la pornographie. La semaine dernière, deux hommes avaient été condamnés à recevoir des coups de canne en public, à Aceh, pour avoir eu des relations sexuelles.

Lire aussi : Hanouna : des militants LGBT accusent le CSA de «complicité», Taubira dénonce une «discrimination»

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.