En cas d'attaque de Riyad, l'Iran promet de raser l'Arabie saoudite... à l'exception de la Mecque

En cas d'attaque de Riyad, l'Iran promet de raser l'Arabie saoudite... à l'exception de la Mecque
Illustration ©ATTA KENARE / AFP

Téhéran se dit prêt à répliquer avec force à toute action militaire de la part de Riyad. L'escalade verbale continue donc entre l'Iran et l'Arabie saoudite, cette dernière accusant la première de soutenir les rebelles Houthis au Yémen.

Le ministre de la Défense iranien Hossein Dehghan ne plaisante pas. «Nous les mettons en garde contre toute action stupide», a-t-il ainsi déclaré à l'intention des Saoudiens, «mais s'ils font quelque chose de stupide, nous ne laisserons rien debout [en Arabie saoudite]». Si ce n'est la Mecque et Médine, deux lieux saints de l'islam, a-t-il ensuite précisé, selon le média libanais Al-Manar. Le ministre répondait ainsi aux menaces proférées par le vice-prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane Al Saoud.

Ce dernier avait déclaré le 2 mai que toute lutte d'influence entre Riyad et Téhéran se règlerait «en Iran et non pas en Arabie saoudite. S'exprimant lors d'une interview diffusée par des chaînes de télévision saoudiennes, le vice-prince avait alors accusé l'Iran d'avoir pour ambition de «contrôler le monde islamique» et de propager la doctrine chiite, l'une des deux branches historique de l'islam, avec le sunnisme, exclusif en Arabie saoudite dans sa version wahhabite . «Nous n'attendrons pas que le combat se déroule sur [notre] territoire», avait-il alors tonné, avant d'ajouter : «Nous ferons en sorte que la bataille ait lieu chez eux, sur le sol iranien.»

Les relations diplomatiques sont depuis longtemps tendues entre l'Iran et l'Arabie. Précisément depuis l'accession au pouvoir de Khomeini en 1979 et le début de la Révolution islamique. Mais elles se sont accrues avec l'intervention de la coalition emmenée par l'Arabie saoudite au Yémen. La situation humanitaire y est devenue critique et 19 millions de personnes sont confrontées à la famine. De son côté Riyad, allié régional des Etats-Unis, accuse l'Iran de soutenir les rebelles Houthis.

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