L'Eurogroupe refuse l'extension du plan de sauvetage pour la Grèce

Les pièces en euro devant le drapeau grec Source: Reuters
Les pièces en euro devant le drapeau grec

La réunion des ministres des finances de la zone euro a rejeté la demande du premier ministre grec Alexis Tsipras d'adopter un programme de sauvetage, selon le ministre finlandais Alexander Stubb.

Les ministres des finances de l'eurozone ont effectivement rejeté deux des trois délais de paiement proposés par le gouvernement grec, toujours selon Stubb.

Une troisième demande, celle pour un crédit du Mécanisme européen de stabilité (MES), pourrait être envisagée indépendemment des procedures d'urgences actuellement mises en place, a-t-il ajouté sur le réseau sociaux.

Plus tôt dans la journée le Premier ministre grec Alexis Tsipras a fait une proposition au MES, le gouvernement sollicitant une couverture de tous les besoins financiers du pays pour les deux années à venir, ainsi que l'adoption d'un plan de restructuration de la dette, lit-on dans la déclaration.

Avant l’acceptation de sa demande de crédit, Athènes a proposé de prolonger le deuxième plan de sauvetage pour «une courte période de temps afin de ne pas provoquer un défaut de paiement technique», ajoute le document, adressé également au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Athènes entend continuer les négociations en vue d’arriver à un «accord viable» qui contribuera à la stabilité de l’économie de la Grèce à sa croissance et à l’unité nationale, conclut le document.

Cette nouvelle arrive alors qu'il reste à peine quelques heures avant l’expiration de l’échéance financière de la Grèce, qui doit payer 1,6 milliards d’euros au Fonds monétaire internationale en juin.

Plus tôt mardi, le ministre des Finances du pays Yanis Varoufakis  a annoncé qu'Athènes ne paiera pas la dette de 1,6 milliards d’euros au Fonds monétaire international le 30 juin.

Durant le weekend, Alexis Tsipras a annoncé la tenue d’un référendum le 5 juillet, lors duquel le peuple grec devra décider s’il fallait accepter ou rejeter les dernières propositions de la troïka des créanciers internationaux.

Cependant, la décision d’organiser le référendum ne signifie pas la fin mais la poursuite des négociations avec les créanciers afin d’obtenir des conditions plus avantageuses pour le peuple grec, souligne la déclaration du gouvernement.

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