Papouasie : des militaires ivres sèment le chaos dans un camp de réfugiés australien

- Avec AFP

Papouasie : des militaires ivres sèment le chaos dans un camp de réfugiés australien © Handout Source: Reuters
La camp de Manus

Sur l'ìle de Manus, en Papouasie-Nouvelle Guinée, des militaires papouasiens ivres ont pénétré dans un camp australien de rétention de migrants. Ils ont tiré des coups de feu en l'air, a affirmé la police en annonçant une enquête.

Le 16 avril, la police papouasienne a fait état de heurts dans un camp de réfugiés contstruit par l'Australie sur l’île de Manus, en Papouasie-Nouvelle Guinée. Une altercation lors d'un match de football sur une base navale située à proximité, auquel participaient des demandeurs d'asile, en serait à l'origine.

«Des militaires ivres qui entendaient se venger du fait qu'un des leurs aurait été blessé par un demandeur d'asile» ont pénétré dans le camp de Manus en hurlant et en jetant divers objets, a annoncé la police papouasienne par communiqué .

Ces militaires «ont semé le chaos tirant plusieurs fois en l'air et s'en prenant de façon indiscriminée aux policiers, aux agents du département papouasien de l'immigration, aux personnes travaillant dans le camp et aux demandeurs d'asile.»

Un fonctionnaire et un demandeur d'asile ont été blessés, rapporte encore la police.

David Lapu, l'un des responsables de la police locale, a promis de faire toute la lumière sur ces incidents : «Quelqu'un devra répondre de ce qui s'est passé.»

Ce camp qui héberge environ 800 personnes est l'une des installations offshores créées par l'Australie où cette dernière relègue les réfugiés qui tentent d'atteindre clandestinement l'île-continent. L'Australie mène une politique très dure vis-à-vis de ces migrants, repoussant systématiquement les bateaux qui tentent de gagner ses côtes. Les personnes qui se font prendre sont envoyées pour une durée indéterminée dans des camps comme celui de Manus, dont l'existence est condamnée par de nombreuses organisations de défense des droits de l'homme.

Il y a trois ans, un Iranien avait péri et 69 personnes avaient été blessées lors d'une émeute dans ce camp qui est censé fermer en octobre sur décision de la Cour suprême papouasienne.

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L'Australie est en outre critiquée pour l'opacité avec laquelle ces camps sont gérés. Même si la demande d'asile des réfugiés est jugée valide, l'Australie ne les autorise pas à s'établir sur son sol. Elle affirme que cette politique radicale sauve des vies en dissuadant les migrants d'entamer le périlleux voyage qui doit les conduire sur les côtes australiennes.

 

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