Bana, la jeune «tweeteuse d’Alep», remercie Donald Trump d'avoir bombardé la base syrienne

Bana, la jeune «tweeteuse d’Alep», remercie Donald Trump d'avoir bombardé la base syrienne© Adem Altan / AFP
La petite star syrienne de Twitter Bana Al-Abed

Le compte Twitter d’une fillette de sept ans originaire de Syrie, dont beaucoup doutent de l’authenticité, a diffusé un message appelant à «punir» Bachar el-Assad et Vladimir Poutine quelques heures après les frappes de Washington.

Bana Al-Abed, dont le compte Twitter serait géré par sa «maman», a réagi au bombardement par Washington de la base aérienne syrienne d’Al-Chaayrate, en représailles à une attaque chimique présumée dont l’administration Trump accuse Damas sans fournir de preuves.

«Poutine et Bachar el-Assad ont bombardé mon école, tué mes amis et volé mon enfance. Il est temps de punir les tueurs des enfants en Syrie […] J’approuve l’action de Donald Trump contre les tueurs de mon peuple». Tel est le message qui est apparu le 7 avril sur le compte Twitter de cette fillette syrienne âgée de sept ans.

Il y a quelques mois, l’enfant, qui vit désormais en Turquie, avait envoyé une lettre rédigée en anglais au président américain, dans laquelle elle adoptait un ton moins martial, lui demandant de «faire quelque chose» pour la «paix en Syrie».

Bana, une jeune «tweeteuse» très controversée

La jeune Bana Al-Abed s’est hissé au rang de véritable star des médias, après des tweets qu’elle aurait envoyés depuis Alep-Est, au moment où la ville était le théâtre d’une opération militaire des forces syriennes contre les groupes rebelles et djihadistes qui tenaient la ville.

Très vite, ces publications ont suscité des interrogations, comme le rapportait le journal américain The New York Times en décembre 2016.

Certains observateurs ont estimé que les tweets, rédigés dans la langue de Shakespeare et pour certains signés à son nom, étaient un peu trop élaborés pour une enfant de son âge, qui de surcroît, ne parle que quelques mots d’anglais. D’autres ont fait remarquer que l’accès à internet était totalement bloqué à Alep, au moment où les messages ont été postés.

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