Arrestation de trois islamistes soupçonnés de planifier un attentat à Venise

- Avec AFP

Arrestation de trois islamistes soupçonnés de planifier un attentat à Venise© Filippo MONTEFORTE Source: AFP
Le pont du Rialto, à Venise

La police italienne a annoncé le 30 mars l'arrestation à Venise de trois personnes originaires du Kosovo et soupçonnées de vouloir commettre un attentat sur le célèbre pont du Rialto, dans la cité des Doges.

Après avoir établi leur «radicalisation religieuse», les forces de l'ordre ont arrêté trois personnes et interpeller un mineur, «tous originaires du Kosovo», a expliqué la police italienne dans un communiqué du 30 mars. Lors d'une conférence de presse, le procureur Adelchi d'Ippolito, en charge de l'enquête, a précisé que le groupe arrêté à Venise envisageait un attentat sur le fameux pont du Rialto.

Le ministre de l'Intérieur, Marco Minniti, a salué ces arrestations dans un communiqué, évoquant «un résultat important dans la prévention du terrorisme».

Avec Venise, tu gagnes tout de suite le paradis, vu le nombre de mécréants qu'il y a

«Avec Venise, tu gagnes tout de suite le paradis, vu le nombre de mécréants qu'il y a, à mettre une bombe au Rialto», a déclaré l'un des hommes, le suspect mineur, dans une conversation téléphonique enregistrée par les enquêteurs.

«Si je prête serment demain [à l'organisation Etat islamique] et qu'ils me donnent l'ordre, je suis obligé [de tuer les] mécréants», a insisté Babaj Arian, considéré comme le chef du groupe, dans une autre conversation enregistrée le 22 mars, après l'attentat de Londres.

Les enquêteurs qui les avaient placés sur écoute depuis plusieurs mois les ont d'ailleurs entendus «exulter» au téléphone après l'attentat qui a fait quatre morts près du Parlement de Westminster. Daesh a revendiqué l'attaque, mais la police britannique a dit n'avoir trouvé aucun lien entre son auteur et des groupes djihadistes.

Les suspects de Venise, dont deux travaillaient comme serveurs dans la ville italienne, s'entraînaient en regardant des vidéos de propagande de l'Etat islamique et simulaient la fabrication d'engins explosifs. Certains d'entre eux avaient aussi exprimé leur volonté d'aller combattre en Syrie avec des milices islamistes.

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