Armes chimiques : la Russie et la Chine veulent étendre la commission d'enquête de l'ONU à l'Irak

- Avec AFP

Armes chimiques : la Russie et la Chine veulent étendre la commission d'enquête de l'ONU à l'Irak© Suhaib Salem
Photo d'illustration, Mossoul

La Russie et la Chine ont proposé le 24 mars à l'ONU d'étendre à l'Irak le travail de la commission d'enquête internationale sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, une idée immédiatement rejetée par le Royaume-Uni.

La Russie et la Chine ont présenté un projet de résolution au Conseil de décurité des Nations unies lors d'une discussion à huis clos sur la bataille de Mossoul, où les forces irakiennes tentent depuis des semaines de chasser les djihadistes. Il vise à étendre le mécanisme d'enquête international sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie à l'Irak mais le Royaume-Uni s'y est opposé.

«La Grande-Bretagne a fait valoir qu'il y avait de nombreuses différences entre les situations en Syrie et en Irak», a fait savoir l'ambassadeur britannique à l'ONU, Matthew Rycroft.

Il a souligné que, contrairement au gouvernement syrien, le gouvernement irakien coopérait pleinement avec l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) et que le gouvernement irakien n'était pas accusé d'avoir utilisé des armes chimiques.

Aucune décision sur ce texte n'a été prise. Matthew Rycroft n'a pas précisé si la Russie et la Chine allaient soumettre au vote ce projet de résolution dans un avenir proche.

Le 10 mars, l'ambassadeur irakien auprès des Nations unies avait affirmé que rien ne prouvait que le groupe Etat islamique a utilisé des armes chimiques dans la bataille pour le contrôle de Mossoul. «Il n'y a vraiment aucun indice qui prouve que Daesh a utilisé des armes chimiques», a-t-il ajouté. 

Lire aussi : L'Irak dit ne pas avoir de preuves de l'utilisation d'armes chimiques à Mossoul par Daesh

Pourtant, selon les données du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), sept personnes, dont cinq enfants, ont été hospitalisées près de Mossoul, le 3 mars, pour des blessures qui auraient pu être causées par arme chimique. Le Pentagone prétend que des chimistes de Daesh y développent des armes chimiques rudimentaires, comme du gaz moutarde. 

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