Le «Saudi Cables» de WikiLeaks ne rend public qu’un dixième des documents en sa possession

WikiLeaks© Capture d'écran du compte de Twitter ‏@JayRobTrollin
WikiLeaks

Les journalistes ont établi l’authenticité de la première tranche de documents saoudiens publiés par WikiLeaks que l’Arabie saoudite ne voulait pas rendre public. Le porte-parole de WikiLeaks a déclaré à RT que ce n’était que «le début».

«On voit comment l’argent pétrolier a été utilisé pour augmenter l’influence de l’Arabie saoudite ce qui est évidemment important - c’est un allié des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Ce printemps, on a entamé la guerre au Yémen voisin», a précisé le journaliste d’enquête et porte-parole de WikiLeaks Kristinn Hrafnsson à RT. 

Ce vendredi, le site-lanceur d’alerte a publié la première partie d’environ 70 milles documents gouvernementaux qui dévoilent les politiques intérieures et extérieures de l’Arabie saoudite. Kristinn Hrafnsson a annoncé que cela ne représentait «qu’un dixième des tous les documents qu’on possédait et qu’on publierait au cours des prochaines semaines».

Ainsi, les représentants du site ont l’intention de rendre public plus de 500 milles documents, y compris les communiqués du ministère saoudien des Affaires étrangères, les rapports classés très secret de l’agence du renseignement et ceux du ministère de l’Intérieur.

«Permettez-moi de vous rappeler que ce n’est que le début» a dit Kristinn Hrafnsson en ajoutant que les documents étaient écrits en arabe et que «pour cette raison, il faudra plus de temps aux médias pour étudier les matériaux et rédiger des articles».

Samedi 20 juin, Riyad a demandé aux citoyens saoudiens de ne pas distribuer «les documents qui pourraient être falsifiés». Pourtant, le ministère de l’Intérieur n’a pas démenti l’authenticité des documents sur son compte Twitter.

«Qu’on prétende que les documents sont falsifiés sans mentionner lesquels est intéressant. Pourtant, les journalistes ont déjà établi l’authenticité de plusieurs d’entre eux», a précisé Hrafnsson.

«En achetant le silence» : WikiLeaks dévoile le contrôle de Riyad sur les médias arabes

Samedi 20 juin, WikiLeaks a publié un rapport qui accuse l’Arabie saoudite d’avoir déployé «de vastes efforts pour contrôler et engloutir les médias arabes». D’après ce rapport, le gouvernement veut corriger tous les écarts dans la couverture régionale des actions de l’Arabie saoudite.

Le Royaume veut systématiquement garder une image positive du pays à l’échelle mondiale. Le site-lanceur d’alerte a prétendu que Riyad contrôlait les médias principaux et «achetait l’allégeance de tout le monde, de l’Australie jusqu’au Canada».

Le site a aussi montré un rapport d’après lequel le gouvernement aurait payé des milliers d’abonnés afin qu’ils deviennent «loyaux» à l’état.

«On consacre des sommes petites mais vitales de 2 000 dollars par an au développement des médias gouvernementaux. L’Agence de l’actualité de la Guinée a par exemple besoin de cette somme «afin de résoudre des problèmes nombreux auxquels elle fait face», déclarent les représentant de WikiLeaks. 

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