Le Kosovo dépenserait 51 millions d’euros pour créer sa propre armée

Le Kosovo dépenserait 51 millions d’euros pour créer sa propre armée© Armend Niman Source: Reuters

D’après le journal Zeri, les autorités kosovares ont décidé d’allouer 51 millions d’euro, prélevé sur leur budget annuel, à la création de leur armée. L’OTAN, l’UE, les Etats-Unis et la Russie ont exprimé leur hostilité à cette idée.

«Défendre la souveraineté et l’intégrité des territoires kosovars», voici la raison principale pour laquelle le Kosovo a décidé de créer sa propre armée. Le président, Hashim Thaci, envisagerait de dépenser 51 millions d’euros, venant du budget annuel du Kosovo qui est estimé à près de 2 milliards pour l'année 2017. D’après les révélations du journal Zeri, au moins 8 000 militaires seraient mobilisés dans le cadre du service militaire actif, tandis que 3 000 d’autres resteraient en réserve.

Selon le projet initial, cette armée serait constituée sur la base des Forces de l'ordre nationales du Kosovo, à l’initiative du président kosovar à condition qu'il soit approuvé par le Parlement. D'après Zeri, Hashim Thaci s'attend à obtenir le soutien de 110 des 120 députés que compte le législatif.

Pour le moment, les missions des forces de l'ordre kosovares sont limitées aux opérations de recherche et de sauvetage, à la lutte contre les incendies, au déminage et à la désintoxication des produits chimiques. Elles ne possèdent également qu'un armement léger.

Le projet de création d'une armée au Kosovo a émergé au début du mois de mars. Ses proches voisins, ainsi que Bruxelles, Washington et Moscou l'ont vivement critiqué. Le 8 mars, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, avait affirmé que la création d'une armée kosovare constituait un risque pour la stabilité dans les Balkans et allait à l’encontre de la résolution de l’ONU 1244, datée du 10 juin 1999, qui n'autorisait un déploiement militaire et civil au Kosovo que dans le seul cadre d'une opération de maintien de la paix.

Précédemment, Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'OTAN, s'était lui aussi opposé à cette initiative, soulignant que les fonctions des forces de l'ordre étaient déterminées par la Constitution du Kosovo et que si des modifications y étaient apportées, l'OTAN se réservait le droit de revoir le niveau de l'aide que l'Alliance atlantique accorde à Pristina.

 

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