Plus de 30 morts dans une attaque contre un hôpital militaire de Kaboul revendiquée par Daesh

- Avec AFP

Plus de 30 morts dans une attaque contre un hôpital militaire de Kaboul revendiquée par Daesh© Omar Sobhani Source: Reuters
Photo d'archive, des policiers afghans à Kaboul

Le principal hôpital militaire d'Afghanistan a été sous le feu d'hommes armés habillés en médecins. Plus de 30 personnes sont mortes, selon les autorités, dans cette attaque revendiquée par Daesh.

Le principal hôpital militaire d'Afghanistan à Kaboul, qui compte 400 lits, a été la cible d’une attaque revendiquée par l'Etat islamique. Plusieurs tirs ont d'abord retenti, suivis d'une explosion autour de 09h10 heure locale (04h40 GMT).

Après une explosion déclenchée par un kamikaze au moins trois assaillants armés déguisés en médecins sont entrés dans l'établissement où ils ont aussitôt ouvert le feu, ont rapporté des témoins.

«Un kamikaze à pied a déclenché sa charge devant la porte sud de l'hôpital. Trois autres attaquants déguisés en médecins et armés de (fusils d'assaut) AK-47 et de grenades sont entrés, suivis immédiatement par nos commandos», a confirmé le porte-parole du ministère de la Défense.

Selon le ministère de la Défense, «tous les patients [encore vivants] ont été évacués» ou au moins mis à l'abri, plusieurs heures après le début de l'opération, qui a fait plus de 30 morts selon un nouveau bilan des autorités.

De nombreuses détonations de tirs, explosions et grenades ainsi que les sirènes des ambulances massées sur les axes principaux, se faisaient toujours entendre dans le quartier diplomatique de la capitale afghane, où est situé l'établissement.

L'ambassade des Etats-Unis qui se trouve à quelques centaines de mètres appelait par haut-parleurs en dari et pachtou, les deux langues officielles, les passants à rester à l'abri.

Deux nouvelles fortes explosions ont retenti à 10h35 et 10h45 sans faire de victimes, dont l'une au moins provenait d'une voiture piégée sur le parking de l'hôpital, selon le porte-parole de la Défense.

«A ce stade un des cinq étages de l'établissement a été nettoyé et un assaillant tué. Deux autres sont toujours retranchés aux sixième et septième étages. Nos commandos sont à leurs trousses», a ajouté le général Waziri, plus de trois heures avant le début de l'attaque.

«L'hôpital Sardar Daud Khan est attaqué, nous savons que plusieurs assaillants déguisés en personnels médicaux sont entrés à l'intérieur», avait-il auparavant annoncé.

«Priez pour nous»

Sur Facebook un médecin a exprimé sa détresse en direct : «Les assaillants sont entrés dans l'hôpital, priez pour nous», a-t-il écrit quelques minutes après le début de l'attaque.

Un infirmier, Abdul Qadeer, s'exprimant devant l'hôpital, a confié sa frayeur à l'AFP : «J'étais dans le vestiaire, j'ai vu un homme habillé en médecin qui tirait avec un AK-47 sur les gardes et les patients au troisième étage. J'ai réussi à m'enfuir en escaladant les barbelés, mais mon ami a été touché».

«J'étais en train de préparer mes patients pour une intervention quand j'ai vu trois hommes armés habillés comme des médecins entrer par la porte arrière», a raconté un médecin cité en direct sur la chaîne de télévision Tolo. «Ils m'ont tiré dessus mais j'ai réussi à m'échapper», a rapporté ce chirurgien.

Lire aussi : Afghanistan : les talibans revendiquent un double-attentat près du parlement de Kaboul

Cette attaque intervient une semaine après une double attaque suicide le 1er mars contre deux enceintes des services de sécurité à Kaboul, police et renseignements (NDS), qui avait fait officiellement 16 morts et plus d'une centaine de blessés.

Ce double attentat avait été revendiqué par les Taliban.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales

Sondage

Qui est pour vous le principal fossoyeur de la gauche en 2017 ?

Résultats du sondage