La visite de Donald Trump au Royaume-Uni reportée par crainte de manifestations monstres

La visite de Donald Trump au Royaume-Uni reportée par crainte de manifestations monstres© Kevin Lamarque Source: Reuters
Donald Trump accompagnant Theresa May à la Maison Blanche, le 27 janvier 2017

Theresa May a repoussé au mois d'octobre la visite de Donald Trump au Royaume-Uni, qui était prévue en juin. Le Premier ministre espère rassurer le président américain, inquiet des mouvements de protestation anti-Trump animant certains Britanniques.

L'ardeur des manifestants anti-Trump britanniques aura contrait le report de la première visite du 45e président des Etats-Unis au Royaume-Uni. D'après le presse britannique, la rencontre entre Donald Trump et Theresa May dans le royaume se tiendra finalement entre les 5 et 8 octobre.

Le nouveau locataire de la Maison Blanche, qui a déjà rencontré le Premier ministre britannique à Washington en janvier, était censé se rendre au Royaume-Uni en juin. Néanmoins, le président américain aurait confié à Theresa May lors d'un entretien téléphonique il y a deux semaines, sa crainte qu'une visite au printemps ne soit entachée par des manifestations massives.

Le locataire de la Maison Blanche espérerait que la vague de protestations que son élection, certaines de ses déclarations et de ces décisions ont provoqué au Royaume-Uni soit retombée d’ici l’automne.

Dès janvier, lorsque le chef de l'exécutif britannique avait invité Donald Trump dans son pays, des manifestants avaient battu le pavé londonien pour faire entendre leur opposition. De plus, de nombreux élus du Parlement britannique avaient fait entendre qu’ils refuseraient de laisser le chef d’Etat américain s’exprimer dans leur hémicycle.

Les opposants britanniques à la venue de Donald Trump reprochent à celui-ci, pêle-mêle, d’être «raciste», «sexiste», ou encore «homophobe». La signature d’un décret présidentiel fin janvier (retoqué ensuite par la justice), interdisant aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane d'entrer aux Etats-Unis, avait tout particulièrement exacerbé la colère des contempteurs du milliardaire.

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