Devant le Congrès, Trump affirme représenter les Etats-Unis, et non le monde

Devant le Congrès, Trump affirme représenter les Etats-Unis, et non le monde© Mark Makela Source: Reuters
Donald Trump lors de son premier discours devant le Congrès

Donald Trump a prononcé sa première allocution face aux deux chambres du Congrès, rituel annuel obligatoire pour tout président des Etats-Unis. Il a promis plus de fermeté sur l'immigration, politique synonyme selon lui de sécurité et d'emploi.

«Mon boulot ne consiste pas à représenter le monde. Mon boulot consiste à représenter les Etats-Unis», a lancé le président américain dans son premier discours face au Congrès dans la soirée du 28 février, six semaines après son investiture au Capitole.

Evoquant sa ligne politique, le président a demandé à tous les Américains de partager sa vision et de contribuer à construire le futur. Retour ses déclarations les plus marquantes.

Sur la politique migratoire

Donald Trump a proposé ce 28 février devant le Congrès une nouvelle politique migratoire «basée sur le mérite», citant en exemple des pays comme le Canada et l'Australie et s'en prenant avec véhémence aux immigrés clandestins.

«Nous devons abandonner l'actuel système d'une immigration peu qualifiée et adopter à la place un système basé sur le mérite qui permettra d'économiser énormément d'argent. […] Ceux qui veulent entrer dans un pays doivent être capables de subvenir financièrement à leurs besoins eux-mêmes», a déclaré le président américain. Il a également insisté sur sa détermination à lutter contre l'immigration clandestine, qu'il a associé à la criminalité aux Etats-Unis. A cet effet, il a indiqué avoir ordonné la création d'un bureau spécial pour les victimes de crimes lié immigration baptisé VOICE (Victims Of Immigration Crime Engagement).

Concernant la construction du mur à la frontière mexicaine, Donald Trump a assuré qu’elle serait entreprise «bientôt».

«Nous devons rétablir l'application de la loi à nos frontières et assurer leur intégrité. Pour cette raison, nous allons bientôt commencer la construction d'un grand, grand mur le long de notre frontière sud», a-t-il assuré.

«En appliquant finalement nos lois sur l'immigration, nous augmenterons les salaires, aiderons les chômeurs, économiserons des milliards de dollars et renforcerons la sécurité de nos communautés», a-t-il poursuivi.

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Sur la lutte contre le terrorisme

Pendant son allocution, le 45ème président des Etats-Unis a promis «se faire de nouveaux amis», y compris dans les pays musulmans, pour «démolir» et «éradiquer» Daesh.

«Les Etats-Unis sont désireuses de se faire de nouveaux amis et de forger de nouvelles alliances, quand nous partageons les mêmes intérêts. […] Comme promis, j'ai demandé au ministère de la Défense de mettre en œuvre un plan pour démolir et détruire Daesh. Nous travaillerons avec nos alliés, notamment nos amis et alliés du monde musulman, pour éradiquer de la planète cet ennemi abominable», a-t-il ainsi affirmé.

Sur la réforme fiscale

«Notre équipe économique est en train de préparer une réforme fiscale historique qui réduira le montant des impôts de nos entreprises pour qu'elles puissent concurrencer n'importe qui et prospérer n'importe où. En parallèle, nous réduirons de manière drastique les impôts pour la classe moyenne», a fait savoir le président des Etats-Unis, promettant en outre de consacrer mille milliards de dollars d'investissements publics et privés à la remise à niveau des infrastructures américaines.

«Pour lancer la reconstruction du pays, je vais demander au Congrès d'approuver une législation qui induira des investissements de mille milliards de dollars pour les infrastructures aux Etats-Unis, financés grâce à des capitaux à la fois publics et privés, et créera des millions d'emplois. Les Etats-Unis ont dépensé environ six mille milliards de dollars au Moyen-Orient alors que les infrastructures chez nous se délitent. Avec ces six mille milliards de dollars nous aurions pu reconstruire notre pays deux fois, et même trois fois si nous avions eu des dirigeants qui avaient la capacité de négocier», a-t-il ajouté, sans donner de détails sur les modalités de ce plan d'investissements.

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