La Maison Blanche affirme que l’Iran a procédé à un tir de missile balistique, Israël fulmine

La Maison Blanche affirme que l’Iran a procédé à un tir de missile balistique, Israël fulmine Source: Reuters
L'Iran a-t-il procédé à son premier tir de missile balistique depuis l'accession de Donald Trump à la Maison Blanche ?

Les autorités américaines ont déclaré le 30 janvier être «au courant» d'un tir de missile balistique opéré par l'Iran, sans donner d'autres précisions ou se prononcer sur une éventuelle réponse. De son côté, Benjamin Netanyahou a exprimé sa colère.

«Nous sommes informés que l'Iran a tiré ce missile. Nous examinons la nature exacte de ce tir.» Sean Spicer, porte-parole de l'exécutif américain, a affirmé le 30 janvier que Téhéran avait procédé à un tir de missile balistique, alors qu’il était interrogé sur des informations avancées par Fox News.

D’après la chaîne conservatrice et si cela était avéré, ce serait le premier test de missile balistique iranien depuis que Donald Trump est devenu le 45e président des Etats-Unis.

Le missile, de moyenne portée, aurait parcouru près de 1 000 kilomètres avant d’exploser. Il serait parti du site de Semnan, à quelque 225 km à l'est de Téhéran. Fox News n'a en revanche pas avancé de date du tir.

De son côté, Benjamin Netanyahou s’est montré affirmatif en publiant un message sur son compte Facebook avant même que Washington n’évoque l’affaire. «L'Iran a de nouveau tiré un missile balistique», a-t-il déclaré.

Il appelle d’ores et déjà à de nouvelles sanctions contre Téhéran : «C'est une violation flagrante d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Lors de ma prochaine rencontre avec le président Trump à Washington, je vais évoquer le renouvellement des sanctions contre l'Iran.»

Le chef de l’Etat hébreu fait référence à la résolution 2231 des Nations unies. Cette dernière «appelle l'Iran à ne pas entreprendre d'activité liée aux missiles balistiques conçus pour être capables de lancer des armes nucléaires».

Elle avait été adoptée dans le sillage de l’accord historique sur le nucléaire iranien conclu mi-juillet 2015 entre les grandes puissances occidentales, Etats-Unis en tête et Téhéran.

Le veto russe

En juillet 2016, l’ex-secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait dénoncé une attitude de la part de l'Iran qui ne correspondait pas «à l'esprit constructif» de l'accord sur le nucléaire. Il évoquait alors les tirs de missiles balistiques effectués par le pays en mars 2016 après la signature du texte et son entrée en vigueur en janvier de la même année.

En savoir plus : Nouveaux tests de missiles balistiques par l'Iran, selon l'agence officielle du pays

Cependant, dans son rapport, l'ex-chef des Nations unies ne disait pas si ces essais avaient violé ou non les dispositions de l'accord nucléaire, ni s'ils enfreignaient la résolution 2231.

Cette dernière, dans un esprit d’apaisement, a entériné la levée de la plupart des sanctions internationales contre Téhéran. Néanmoins, elle a maintenu l'interdiction pour l’Iran de procéder à des tirs de missiles balistiques capables d'emporter des ogives nucléaires.

Selon les pays occidentaux, les tirs d’essai de mars 2016 concernaient ce type d'arme. Les autorités iraniennes ont toujours formellement démenti. D'après elles, ces missiles ne sont pas concernés par la résolution car le programme balistique de l'Iran serait purement défensif.

Au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Iran a échappé à un vote de nouvelles sanctions grâce au veto de la Russie face à la détermination de  Paris, Washington, Londres ou Berlin.

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