«No se puede» : quand la version en espagnol du site de la Maison Blanche n'est plus accessible
Inaccessible depuis le 20 janvier, la version hispanophone du site internet de la Maison Blanche doit être remise en marche, selon le porte-parole du président américain, Donald Trump. L'Espagne s'est néanmoins inquiétée de cette disparition.
Depuis l'investiture du président américain élu, Donald Trump, le site internet de la Maison Blanche a fait peau neuve et a été repeint aux couleurs de l'administration Trump. Mais, la disparition depuis le 20 janvier de la version en espagnol du site de la Maison Blanche inquiète.
Désormais, la page internet autrefois accessible renvoie systématiquement à un message indiquant : «Désolé, la page que vous recherchez ne peut être trouvée».
Selon Sean Spicer, le porte-parole de Donald Trump, la disparition de la version hispanophone du site de la Maison Blanche n'est que temporaire et ne saurait durer.
Il est néanmoins monté au créneau le 23 janvier et a déclaré : «Nous continuons à travailler sur le site web», en précisant par ailleurs : «Les gens de l'informatique font des heures supplémentaires pour mettre tout ça au point. Faites-moi confiance, cela devrait juste prendre encore un peu de temps, nous y travaillons.»
La disparition du site a été rapportée par plusieurs médias hispanophones durant le week-end des 21 et 22 janvier, sans obtenir de réponse formelle de la part de Donald Trump et de son administration.
Ce sont George W. Bush et Barack Obama, les deux prédécesseurs de Donald Trump à la Maison Blanche, qui ont initié puis maintenu des versions en espagnol des sites internet de la Maison Blanche.
Madrid s'inquiète de la suppression du site de la Maison Blanche en espagnol
La volatilisation du contenu en espagnol du site de la Maison Blanche a par ailleurs fait réagir l'Espagne. «Nous regrettons que la version espagnole de ce site internet ait été supprimée, cela ne nous semble pas une bonne idée», a déclaré le 23 janvier le ministre espagnol des Affaires étrangères, Alfonso Dastis.
«Compte tenu du fait qu'il y a dans le pays 52 millions de personnes qui parlent [...] l'espagnol, ce n'est pas une bonne idée de renoncer à un [tel] instrument de communication», a-t-il encore ajouté.
#Etats-Unis: Les Etats-Unis sont devenus le second pays hispanophone du monde http://t.co/vhATDpa3n9pic.twitter.com/gfzI0XszyP
— RT France (@RTenfrancais) 30 juin 2015
La disparition du site est-elle une action délibérée ? Une provocation de la part de la nouvelle administration américaine ou, tout simplement un toilettage du site rendu nécessaire par le changement de présidence ?
Si Sean Spicer s'est voulu rassurant quant à la réapparition prochaine du site de la Maison Blanche en langue espagnole, certains médias ont opéré un rapprochement entre cette disparition et les discours électoraux de Donald Trump vis-à-vis de l'immigration clandestine en provenance du Mexique.
D'autres médias ont également rappelé qu'au cours d'un débat en 2015 lors des primaires présidentielles du Parti républicain, le candidat Donald Trump avait tancé son rival Jeb Bush, dont la femme est née au Mexique. A l'époque, Donald Trump avait déclaré : «Ici, c'est un pays où l'on parle l'anglais, pas l'espagnol.»
Selon le Bureau américain de recensement, les Etats-Unis comptent 56,6 millions d'habitants d'origine hispanique, soit 17,6% de leur population et à ce titre la première minorité ethnique du pays. Toujours selon le Bureau américain du recensement, environ 40 millions d'Américains parlent l'espagnol en famille.
Avec près de 57 millions de locuteurs, les Etats-Unis sont par ailleurs le pays qui compte le plus d'hispanophones au monde, après le Mexique. Toutefois, pour la première fois depuis une trentaine d'année, aucun hispanique ne fait partie du nouveau gouvernement américain.
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