Retrait immédiat du TTP et autres mesures annoncées par Trump pour le début de son mandat

- Avec AFP

 Retrait immédiat du TTP et autres mesures annoncées par Trump pour le début de son mandat© Carlos Barria Source: Reuters
Les Etats-Unis se retireront du TPP après l'entrée en fonction de Donald Trump

Le prochain président américain, Donald Trump, n'a pas encore constitué son cabinet mais vient d'annoncer la première mesure qu'il prendra à la Maison Blanche : le milliardaire retirera les Etats-Unis du Traité commercial transpacifique (TPP).

Petit drapeau américain sur le revers de la veste, le futur président a expliqué dans une courte vidéo ses six mesures phares pour ses 100 premiers jours au pouvoir, toutes basées sur un principe fondamental : «l'Amérique d'abord !»

Il s'agit de «réformer» la classe politique, de «reconstruire notre classe moyenne» et de «rendre l'Amérique meilleure pour tout le monde», a souligné Donald Trump, qui sera investi 45e président des Etats-Unis le 20 janvier.

Au premier jour de sa présidence, Donald Trump engagera le retrait des Etats-Unis du TPP, signé en 2015 par douze pays de la région Asie-Pacifique, mais sans la Chine.

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Pour entrer en vigueur, ce partenariat porté par le président sortant Barack Obama devait encore être approuvé par le Congrès américain, dominé par le camp républicain. Sa remise en cause inquiète les pays de cette région qui a constitué une grande priorité géostratégique et économique de l'administration démocrate.

A la place, Donald Trump veut négocier des traités «bilatéraux» qui selon lui «ramèneront les emplois et l'industrie sur le sol américain».

Le Japon ne voit pas d'avenir pour le TTP sans les Etats-Unis

«Le TPP sans les Etats-Unis n'aurait pas de sens», a déclaré Shinzo Abe lors d'une conférence de presse en marge d'une visite d'Etat le 21 novembre à Buenos Aires, soit avant la publication de la vidéo de Donald Trump.

Selon lui, la douzaine de pays impliqués dans ce traité commercial n'ont pas discuté de la possibilité que les Américains fassent faux bond après en avoir été les plus ardents promoteurs sous la présidence de Barack Obama.

«Il est impossible de renégocier le TPP et, le cas échéant, cela déstabiliserait l'équilibre fondamental des intérêts», a ajouté Shinzo Abe. 

«Protéger les infrastructures»

En matière d'immigration, et après avoir nommé à cet égard un ministre de la Justice tenant d'une ligne dure, le sénateur Jeff Sessions, Donald Trump entend «enquêter sur les abus des programmes de visas» afin de ne pas disqualifier le «travailleur américain».

Pour la sécurité nationale, dont le principal conseiller du prochain président sera l'ancien général Michael Flynn, pourfendeur de l'extrémisme islamique, le président élu demandera au ministère de la Défense et au chef d'état-major «un plan complet destiné à protéger les infrastructures vitales de l'Amérique des cyber-attaques, et de toutes les autres formes d'attaques».

En matière d'énergie, le milliardaire, qui s'est entouré de responsables climatosceptiques, a indiqué qu'il «annulerait les restrictions tueuses d'emplois dans la production» d'énergie, y compris le gaz et le pétrole de schiste et le charbon propre, «créant ainsi plusieurs millions d'emplois bien payés».

Enfin, comme cinquième et sixième mesures prioritaires, Donald Trump a promis de lutter contre la bureaucratie en supprimant deux réglementations pour toute nouvelle réglementation adoptée, et pour une nouvelle «éthique» politique, en interdisant tout passage dans le privé pendant cinq ans pour tout membre de l'exécutif.  

Plus aucune mention par contre de ses propositions polémiques de mur entre le Mexique et les Etats-Unis, de l'expulsion de millions de migrants sans-papiers, de la limitation d'entrée sur le territoire des musulmans ou d'annulation de la réforme de santé Obamacare. 

Le futur président, qui n'a donné que deux interviews depuis son élection dans la nuit du 8 au 9 novembre, n'a pas encore pourvu tous les postes de son administration.

Son choix semblait se diriger lundi 21 novembre vers des personnalités plus consensuelles pour des fonctions clés comme la diplomatie, la défense et l'économie, après une première série de nominations de tenants d'une ligne très dure sur la sécurité, l'islam ou l'immigration.

En 2008, Barack Obama avait attendu le 1er décembre pour annoncer certaines des nominations les plus importantes, dont Hillary Clinton comme secrétaire d'Etat. 

Deux des candidats pressentis à ce poste clé ont rendu visite au milliardaire ce week-end : l'ancien maire de New York Rudy Giuliani et l'ancien candidat à la présidentielle de 2012, le républicain modéré Mitt Romney, qui avait traité le milliardaire de «charlatan» et d'«imposteur» pendant la campagne des primaires.

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