Allemagne de l'Est : certains politiciens privés de locaux en raison d'attaques répétées

Allemagne de l'Est : certains politiciens privés de locaux en raison d'attaques répétées
Immeuble endommagé lors de manifestations nationalistes à Leipzig en Allemagne en janvier 2016, photo ©Jan Woitas / dpa / AFP

En raison des attaques régulières, les partis allemands Die Linke et l'AfD n'arrivent plus à trouver des locaux de permanence. Les propriétaires ne veulent tout simplement plus prendre le risque de louer et voir leurs biens dégradés, voire détruits.

C'est dans l'Est de l'Allemagne que le problème est le plus sérieux. En raison des attaques régulières, les propriétaires des locaux de permanence ne veulent plus les louer à certains des politiciens dont les positions les exposent à des actions violente.

Et ce sont les deux partis considérés comme aux extrêmes du spectre politique allemand qui en sont victimes, Alternative pour l'Allemagne (AfD) et Die Linke, lequel souffre d'être l'héritier du parti officiel de la feue communiste République démocratique allemande.

Membre de ce dernier, Susanne Schaper, politicienne locale de Chemnitz, troisième ville de Saxe, n'a plus de local depuis octobre 2016. Après quelque 22 attaques, le propriétaire de ses locaux de permanence a résilié le bail. Depuis, Susanne Schaper cherche un autre local mais n'essuie que des refus. 

Tensions entre nationalistes et extrême gauche

Mais le parti souverainiste et anti-immigration AfD n'est pas épargné non plus. Même sa dirigeante, Frauke Petry, peine également à trouver un local de campagne dans la première ville de Saxe, Leipzig. Les propriétaires craignent là aussi des attaques de la part de militants d'extrême gauche.

Selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, le nombre des attaques en 2016 se chiffre à 45 contre des permanences de Die Linke, tandis que l'AfD a été visée 32 fois.

L'Allemagne de l'Est, bien plus polarisée que le reste du pays, est le théâtre de nombreux incidents. L'AfD et Die Linke y font des scores électoraux significatifs, aux dépens des partis traditionnels de gouvernement. En septembre dernier, l'Union chrétienne démocrate, parti d'Angela Merkel, a subi un revers notable lors d'élections régionales partielles.

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