L'ambassadeur russe tué à Ankara : un artisan du rapprochement entre la Russie et la Turquie

L'ambassadeur russe tué à Ankara : un artisan du rapprochement entre la Russie et la Turquie
Andreï Karlov (droite) aux côtés de Vladimir Poutine, à Istanbul, le 10 octobre 2016, ©Osman Orsal/Reuters

L'ambassadeur Andreï Karlov, assassiné à Ankara, était un diplomate expérimenté. Nommé en 2013 pour travailler au rapprochement des deux pays, il a aussi géré la crise de l'avion de chasse russe abattu par l'aviation turque au-dessus de la Syrie.

Vladimir Poutine a annoncé que le diplomate de 62 ans serait décoré à titre posthume. Nommé en Turquie en 2013, alors que les deux pays cherchaient à renforcer leurs relations commerciales en dépit de désaccords profonds sur le conflit en Syrie, l'ambassadeur est confronté à la dégradation des relations avec la Turquie après que l'aviation turque a abattu en novembre 2015 un avion militaire russe à proximité de la frontière entre la Syrie et la Turquie.

Après la tentative de coup d'Etat contre le président turc Recep Tayyip Erdogan, lequel a dénoncé une implication de l'Occident, la Turquie entame un rapprochement avec la Russie.

Hommage du ministère russe des Affaires étrangères

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a qualifié le 19 décembre, l'assassinat du diplomate de «jour tragique dans l'histoire de notre pays et notre service diplomatique».

«Il a fait tout ce qu'il pouvait pour surmonter la crise dans les relations turco-russes, déclenchée il y a un an par ces événements tragiques», a-t-elle expliqué, ajoutant que qu'Andreï Karlov avait «ces dernières années concentré la majeure partie de ses efforts sur la recherche d'une solution en Syrie et la stabilité dans la région».

«Son souvenir restera dans nos cœurs à jamais», a-t-elle ajouté, assurant que Moscou était déterminé à ce que ceux qui sont derrière cet assassinat «soient punis».

Une réunion axée sur le dossier syrien est d'ailleurs prévue le 20 décembre à Moscou entre les ministres des Affaires étrangères et de la Défense russes, turcs et iraniens.

Avant son poste à Ankara, Andreï Karlov, qui parlait coréen et anglais, avait passé dans la péninsule coréenne une grande partie de sa carrière, qui avait débuté sous l'ère soviétique. Marié et père d'un enfant, il a été en poste dans les deux Corées, notamment comme ambassadeur à Pyongyang de 2001 à 2006. Moscou est l'un des seuls pays à entretenir des relations relativement bonnes avec la Corée du Nord.

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