Chef de la diplomatie russe : la situation à Alep sera résolue dans deux ou trois jours

Chef de la diplomatie russe : la situation à Alep sera résolue dans deux ou trois jours© Alexeï Koudenko Source: Sputnik
Le ministre russe des Affaires étrengères Sergueï Lavrov

Le ministre russe des Affaires étrangères a exprimé l'espoir que les rebelles toujours présents à Alep-Est déposent les armes dans les jours à venir. Des affrontements sporadiques continuent à éclater entre les rebelles et l'armée syrienne.

«J'espère que, dans deux ou trois jours, la situation à Alep-Est sera complétement résolue», a déclaré Sergueï Lavrov mercredi 14 décembre à Moscou, ajoutant que des corridors humanitaires avaient été créés pour les rebelles, à qui il a été proposé d'évacuer dans le calme.

«Ils ont reçu des garanties pour leur sécurité afin d'obtenir leur retrait de la ville», a précisé le diplomate russe. «La minorité qui refusera [d'évacuer], aura fait son choix elle-même», a-t-il néanmoins affirmé.

Concernant la sécurité des civils résidant à Alep, des dizaines de milliers d'habitants ont déjà emprunté des corridors humanitaires séparés afin d'évacuer la ville et ont reçu l'aide humanitaire nécessaire, selon le responsable.

5 992 civils, y compris 2 210 enfants, ont été évacués des quartiers d’Alep-Est pendant les dernières 24 heures, selon les informations du Centre russe pour la réconciliation, qui a aidé à organiser l’évacuation, rendues publiques dans la matinée du 14 décembre. L’organisation a ajouté que 366 militants avaient en parallèle déposé les armes. Depuis le début de l’offensive, plus de 110 000 civils, y compris 44 367 enfants, ont été secourus. Environs 7 000 personnes ont pu revenir dans leurs maisons des quartiers libérés d’Alep-Est.

La demande de trêve : un prétexte pour laisser les rebelles reprendre des forces

De nombreux pays occidentaux se font de plus en plus pressants pour l'instauration d'un régime de cessez-le-feu pour une à deux semaines à Alep. Mais la vraie raison de ces appels à la trêve ne relève pas de l'inquiétude pour le sort des civils mais du souci de laisser les rebelles se reprendre, selon Sergueï Lavrov.

«En Irak, en Libye, et surtout au Yémen, personne ne demande de cesser les combats [...] mais en Syrie on le demande. Cependant, ces requêtes ont chaque fois un seul but : laisser les rebelles se reposer et obtenir de nouveaux armements et munitions - ce qui est arrivé il y a peu à Palmyre, après un l'arrêt soudain de la très médiatisée opération de libération de Mossoul», a expliqué le ministre. Cette opération, selon Sergueï Lavrov, a laissé une partie de la ville libre pour permettre à des «rebelles-djihadistes en pleine forme et armés» de sortir. Ils se sont ensuite «dirigés vers Palmyre».

Les rebelles font obstacle à leur évacuation

Conformément à un accord obtenu entre les militants et le pouvoir syrien, une évacuation des rebelles devait commencer à 6h locales à Alep. Mais ces derniers ont attaqué les bus envoyés par l'armée syrienne pour leur transport.

«Profitant de la trêve, des rebelles se sont regroupés à l'aube et ont essayé de franchir les positions des troupes syriennes dans le nord-ouest d'Alep», indique l'armée russe dans un communiqué diffusé durant la matinée du 14 décembre. «L'attaque des terroristes a été repoussée. L'armée syrienne a prolongé ses opérations de libération», peut-on lire dans le communiqué.

La télévision d'Etat syrienne a par ailleurs rapporté, mercredi 14 décembre, que le pilonnage par les rebelles du quartier de Bustan al-Qasr, récemment repris par l'armée, avait tué six personnes et blessé plusieurs autres.

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