«Tuez la et jetez-la aux chiens» : une Saoudienne menacée de mort après un tweet sans son voile

«Tuez la et jetez-la aux chiens» : une Saoudienne menacée de mort après un tweet sans son voile© Capture d'écran Twitter
Cette photo de Malak al Shehri, sans voile à Riyad, a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux d'Arabie saoudite

Malak Al Shehri est devenue malgré elle le centre des réseaux sociaux en Arabie saoudite après avoir publié une photo d'elle dans la rue, non voilée. Elle a reçu des dizaines de menaces et de demandes d'emprisonnement, mais aussi quelques soutiens.

Lunettes de soleil, robe à fleurs et manteau noir, mais pas de hijab : une photo toute simple de Malak Al Shehri, prise dans une rue de Riyad, la capitale saoudienne, puis diffusée sur son profil Twitter, a déclenché une vague d’appels au meurtre et à l’emprisonnement, rapporte le site d’information américain The International Business Times (IBT).

Alors que la jeune femme annonçait à ses followers qu’elle sortait déjeuner sans son voile, une pratique illégale en Arabie saoudite où le port du hijab en public est obligatoire, plusieurs dizaines de messages accompagnés d’un hashtag que le IBT traduit par «Nous demandons l’emprisonnement de la rebelle Malak Al Shehri» ont fait leur apparition.

Parmi ceux-ci, des menaces de mort. «Tuez la et jetez la aux chiens», peut on lire dans un tweet, alors qu'un autre internaute écrit : «Nous voulons du sang.»

A l’inverse, plusieurs utilisateurs ont tenu à faire part de leur soutien à la jeune femme. «Imaginez simplement que vous vous endormez, puis vous vous réveillez avec des gens qui appellent à votre emprisonnement seulement parce que vous avez changé votre façon de vous vêtir. Maintenant vous connaissez l’étendue de l’oppression des femmes en Arabie saoudite», écrit l’un d’eux. Un autre tweete : «Les gens ont atteint un tel degré dangereux d’extrémisme qu’ils demandent l’emprisonnement d’une fille parce qu’elle a changé sa manière de s’habiller.»

Après l’incident, Malak Al Shehri a retiré sa publication avant de fermer complètement son compte Twitter par peur de représailles, rapporte l’une de ses proches.

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