Ukraine : Barack Obama n’a pas encore pris sa décision sur les livraisons d’armes à Kiev (VIDEO)

L’option de livrer des armes à Kiev est sur la table a dit le président américain lors d’une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande, pour qui une issue militaire au conflit ukrainien reste la pire des options.

« La possibilité [des livraisons] d’armes est l’une des options examinées », a dit le président américain lors d’une conférence de presse conjointe avec Angela Merkel à Washington. « Je voudrais souligner que la décision n’est pas encore prise », a précisé le locataire de la Maison Blanche en réponse à une deuxième question sur les livraisons d’armes. « C’est vrai que si, en fait, la diplomatie échoue, j’ai demandé à mon équipe d’examiner toutes les options. Quelles mesures pouvons-nous prendre pour changer les calculs de monsieur Poutine? »

La chancelière allemande qui a eu des entretiens directs avec Vladimir Poutine à Moscou la semaine dernière ainsi qu’avec le président français François Hollande a pris un ton plus conciliant. « Nous continuons à rechercher une solution diplomatique, même si nous avons subi une série de revers », a-t-elle expliqué avec l’aide d’un traducteur.

Angela Merkel pourrait se rendre à Minsk mercredi pour prendre part aux négociations entre l’Ukraine, la Russie, l’Allemagne et la France et essayer de conclure un accord de paix, après l’échec du cessez-le-feu signé en septembre dernier. « Moi, en fait, je ne serai pas capable de vivre sans faire cette tentative », a dit la chancelière qui accuse toujours Moscou de « violer » les conditions initiales des accords de Minsk et de continuer à soutenir les forces antigouvernementales.

Reste que les deux dirigeants semblaient sceptiques quant aux chances d’une solution diplomatique. « Si on dit que le succès n’est pas possible, même si on a fait tous les efforts possibles, alors, les Etats-Unis et l’Europe doivent se réunir pour essayer de trouver de nouvelles possibilités qu’on pourrait utiliser », a admis Angela Merkel.

Même si l’Union européenne a reporté la mise en place de nouvelles sanctions, Obama a insisté sur le fait que les sanctions actuelles « doivent rester pleinement en vigueur ». Le dirigeant américain a constaté que les sanctions actuelles « n’ont pas encore dissuadé monsieur Poutine de changer son attitude ».

Malgré quelques désaccords tactiques, les deux leaders ont essayé de parler d’une seule voix.

« L’agression russe a juste renforcé l’unité entre les Etats-Unis, l’Allemagne et les autres alliés européens », a dit le président américain. « Il y aura une réponse forte, unifiée des Etats-Unis et de l’Europe. Cela ne changera pas », a promis Barack Obama.

« En tant qu’Européenne, je peux seulement dire que si nous abandonnons le principe de l’intégrité territoriale, nous ne serons pas capable de maintenir le paix en Europe. C’est essentiel », a dit Merkel qui a condamné la sécession de la Crimée d’avec l’Ukraine, ainsi que la fragmentation des régions de Donetsk et de Lougansk.

Moscou a toujours démenti les accusations concernant son engagement militaire en Ukraine et dit n’accepter aucun ultimatum de l’Occident.

La crise ukrainienne n’a pas été provoquée par la Russie. Elle s’est développée en réponse aux tentatives des Etats-Unis et leurs alliés occidentaux qui considèrent eux-mêmes comme les vainqueurs de la Guerre froide, a estimé le président russe Vladimir Poutine lors d’une interview récente à la chaîne Al-Ahram.

Le conflit en Ukraine a débuté en avril dernier quand Kiev a envoyé des troupes régulières et des bataillons de volontaires dans les régions de Donetsk et de Lougansk dans le Sud-Est du pays, après que les habitants de la région ont refusé de reconnaître les nouvelles autorités du pays portées au pouvoir par un coup d’Etat. Le nombre de morts dans le conflit ukrainien a dépassé 5 300 personnes avec plus de 12 000 blessés, selon les estimations de l’ONU.

 

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