«Garanties de sécurité» pour Kiev : Washington reste en dehors
Source: Gettyimages.ruLes États-Unis n’ont pas signé la déclaration sur les «garanties de sécurité» à l’Ukraine adoptée à Paris. Les références à un soutien américain ont été retirées du texte. Ainsi, il ne prévoit aucun engagement concret de Washington.
Les États-Unis n’ont pas signé la déclaration consacrée aux « garanties de sécurité » pour l’Ukraine, adoptée à l’issue des discussions à Paris, rapporte Politico. Le document a été approuvé uniquement par les pays regroupés au sein de la « coalition des volontaires », sans participation formelle de Washington.
Dans une version antérieure du texte, les États-Unis devaient pourtant s’engager plus clairement. Il était alors question d’un soutien en cas d’attaque contre l’Ukraine, notamment sous la forme d’une aide en matière de renseignement et de logistique. Ces passages ont été supprimés avant la publication de la déclaration adoptée.
Ainsi, la version finale du texte ne précise aucun rôle concret pour les États-Unis dans les « garanties de sécurité » envisagées. Toujours selon Politico, les dirigeants européens ont également évité de se prononcer publiquement sur la fiabilité de l’engagement américain, dans un contexte marqué par des actions récentes de Washington, dont l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines et les déclarations de Donald Trump évoquant une éventuelle prise de contrôle du Groenland.
Le 6 janvier, à l’issue d’une réunion à Paris de la « coalition des volontaires », le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont signé avec Volodymyr Zelensky une déclaration d’intention sur le déploiement en Ukraine d’une « force multinationale » après un cessez-le-feu.
L’accord signé comprend cinq volets. Il prévoit notamment un cadre de coopération militaire à long terme entre la « coalition des volontaires » et l’Ukraine, la reconstruction des forces armées ukrainiennes, ainsi que le financement des achats d’armements destinés à Kiev.
S’agissant des forces multinationales, Emmanuel Macron a indiqué qu’elles seraient déployées dans l’ouest de l’Ukraine, loin de l’actuelle ligne de front. Cette option n’a toutefois pas fait l’unanimité parmi les participants aux discussions. Le chancelier allemand Friedrich Merz a précisé que des unités allemandes ne pourraient être stationnées que dans l’un des pays voisins membres de l’Alliance atlantique.
De son côté, Keir Starmer a déclaré que son pays, en coordination avec la France, envisageait la création de bases militaires sur l’ensemble du territoire ukrainien.
Le président russe Vladimir Poutine a, à plusieurs reprises, affirmé que le risque de déploiement d’un contingent étranger en Ukraine figurait parmi les causes du conflit. Lors d’une séance plénière du Forum économique mondial en 2025, il a souligné que l’apparition d’un tel contingent constituerait une cible légitime.