Les leaders européens appellent à des négocier rapidement sur la «course aux armements» de la Russie

Les leaders européens appellent à des négocier rapidement sur la «course aux armements» de la Russie Source: Reuters

Quinze pays européens, dont la France, ont rejoint le projet de Berlin visant à conclure un «nouvel accord de contrôle des armes» avec Moscou afin de prévenir «une possible course aux armements», d’après Frank-Walter Steinmeier.

«La sécurité de l'Europe est en danger. Aussi compliquées que peuvent être actuellement les relations avec la Russie, nous avons besoin de plus de dialogue, pas moins», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier dans une interview au quotidien allemand Die Welt.

Il a notamment précisé que l’Europe devrait «éviter une escalade des tensions» grâce à l’accord que 15 membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), dont la France, l'Italie, l'Autriche, la Belgique, la Suisse, la République Tchèque, l'Espagne, la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège, la Roumanie, la Slovaquie, la Bulgarie et le Portugal ont déjà signé.

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Cet accord prévoit la conclusion d’un programme de contrôle des armements avec la Russie. Le groupe a l’intention de publier une déclaration commune en marge d'un conseil des ministres de l'OSCE qui se tiendra les 8 et 9 décembre à Hambourg.

Les membres de l’OSCE ne cessent d’accuser la Russie d’avoir «annexé» la Crimée, même si le rattachement de la république avait été menée suite à un référendum. Pour les dirigeants des pays occidentaux, le rattachement de la Crimée est un exemple de ce que représente la «menace russe». 

L’OSCE accuse la Russie de ne pas respecter l’accord sur le désarmement signé en 1990, même si Moscou a suspendu sa participation en 2007 et s'en est complètement désengagé en 2016 quand les Etats-Unis ont transféré des unités de défense anti-aérienne en République tchèque. De plus, tous les pays membres de l’OTAN n'ont pas ratifié cet accord ce qui permet à la Russie de ne  pas s'y tenir.

En septembre dernier, le chef de la diplomatie russe a déclaré que le Kremlin était prêt à négocier les étapes visant à réintégrer le traité, mais n’avait aucune intention d'initier le processus.

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