L’extrémiste britannique Thomas Mair condamné à de la prison à vie pour le meurtre de Jo Cox

L’extrémiste britannique Thomas Mair condamné à de la prison à vie pour le meurtre de Jo Cox© West Yorkshire Police / AFP ; Toby Melville / Reuters
La députée travailliste pro-européenne Jo Cox (à droite sur l'image) avait été tuée en pleine campagne sur le Brexit par l'extrémiste Thomas Mair (à gauche sur l'image)

La justice a condamné l’extrémiste de droite Thomas Mair pour le meurtre de la députée travailliste pro-UE et pro-réfugiés Jo Cox en juin, alors que le Royaume-Uni se préparait à tenir le référendum sur le Brexit.

En condamnant le Britannique à de la prison à vie, la Cour criminelle de Londres a suivi les réquisitions du procureur selon lesquelles le meurtre de la députée travailliste Jo Cox dans le nord de l’Angleterre le 16 juin, avait été motivé par l’idéologie du coupable, assimilée par le juge au suprématisme blanc et au nazisme.

La justice «n’a pas donné d'explication à ses agissements mais le parquet a pu démontrer que son crime prémédité, animé par la haine, ne constituait pas moins qu'un acte de terrorisme destiné à mettre en avant son idéologie déviante», a précisé le chef de la division du contre-terrorisme du parquet, Sue Hemming, dans un communiqué.

Ayant plaidé non coupable, Thomas Mair a refusé de s'exprimer lors du procès qui a débuté il y a dix jours.

Selon un journaliste du tabloïd britannique The Sun le juge aurait répété avec insistance au coupable qu’il n’était «pas un patriote».

Le parquet a indiqué que l’homme, âgé de 53 ans, avait eu accès à des publications «d’extrême droite» et avait effectué des recherches en ligne sur le Ku Klux Klan, ainsi que sur certains des meurtres attribués à ses partisans. Il avait par ailleurs compilé un dossier sur sa victime.

Lors de sa première audition quelques jours après le meurtre par balles de Jo Cox, Thomas Mair avait crié «Mort aux traîtres, liberté pour le Royaume-Uni».

Plusieurs témoins du meurtre avaient en outre rapporté l’avoir entendu crier «Britain first !» (La Grande-Bretagne d’abord !) en commettant son assassinat.

Le meurtre de la députée, engagée dans la campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, était survenu à quelques semaines du référendum sur le Brexit, qui s’était soldé. le 23 juin, par un vote en faveur de la sortie du Royaume Uni.

Hommages sur Twitter

Sur Twitter, plusieurs internautes ont salué la décision de la justice, appelant les médias à se pencher davantage sur le phénomène de l’«extrémisme blanc». 

Le mari de la défunte, qu'il a qualifiée de «vraie patriote», a publié sur Twitter : «La mort de Jo [Cox] aura une signification.»

Jeremy Corbyn, le dirigeant du parti travailliste, auquel appartenait la députée, a tweeté : «Le plus grand hommage que nous pouvons rendre à Jo Cox est de mettre face à leur responsabilité ceux qui veulent attiser la haine et la division qui ont mené à son meurtre.»

Lire aussi : D'Anna Lindh à Jo Cox, deux destins tragiques d'européistes à la veille de référendums

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