En direct sur internet, deux jeunes russes tirent sur la police avant de se donner la mort (VIDEO)

En direct sur internet, deux jeunes russes tirent sur la police avant de se donner la mort (VIDEO)© Photo des réseaux sociaux
Ekaterina et Denis

Deux jeunes russes de 15 ans ont ouvert le feu sur des policiers qui étaient à leur recherche, après une fugue de trois jours. Le fait divers a pris fin tragiquement quand le jeune garçon a tué sa petite amie avant de retourner l'arme contre lui.

Un village dans la région de Pskov, à environ 250 kilomètres de Saint-Pétersbourg, est devenu le théâtre d’une tragédie dans l’après-midi du 14 novembre. Tout a commencé quand une voiture de police s’est approchée d’une maison où Denis et Ekaterina, un garçon et une fille de 15 ans portés disparus depuis trois jours, se réfugiaient. Ils étaient alors activement recherchés par la police, alertée par la mère de la jeune fille. Mais dès l'arrivée du véhicule des forces de l’ordre, des tirs ont pris pour cible les policiers, qui ont dû s’abriter dans leur véhicule, le tout diffusé en direct sur les réseaux sociaux.

Où les adolescents se sont procurés ces armes à feu ? A en croire Ekaterina, elle et son petit ami ont dévalisé le coffre-fort de son beau-père, qui est militaire. «Nous avons pris les armes chez moi. Mon beau-père est agent des forces spéciales. Nous avons ouvert le coffre-fort d'en-bas, mais n’avons pas réussi à ouvrir celui du dessus», a-t-elle confié à ses abonnés sur Periscope.

Лишили погон Дарова "Черный Дельфин"

A photo posted by Денис Муравьев (@denismurav) on

D’autres détails ont fait surface sur les réseaux sociaux des adolescents au fur et à mesure du déroulement des événements. Ainsi, le garçon ajoutait une photo de leur «prise de guerre» : des épaulettes de police, deux fusils, un pistolet, un couteau, des talkie-walkies et de l’argent.

Un autre post Instagram était accompagné d’une photo de la voiture de police sur laquelle les adolescents tiraient. «Je me repose avec ma bien-aimée», indique le post.

Отдыхаю с любимой

A photo posted by Денис Муравьев (@denismurav) on

Les ados ont même diffusé le moment où ils tiraient sur les policiers. «Au final, les dernières minutes de sa vie, il faut les kiffer à mort !», dit le garçon en souriant et en pointant de son arme le fourgon de police. Il appuie sur la détente et la fenêtre du véhicule se brise. Hors du champ de l'image, un éclat de rire de la jeune fille retentit.

Attention ! Les images ci-dessous peuvent heurter votre sensibilité 

Denis et Ekaterina ont refusé de sortir de la maison mais ont communiqué avec la police. Pendant tout ce temps, la mère de la fille se trouvait devant la maison et demandait à ce que lui soit ouverte la porte. Le jeune garçon a écrit sur les réseaux sociaux qu’il avait alors tiré sur la femme en la blessant à la jambe.

Toujours sur Periscope, on apprend la teneur de leurs derniers échanges : «La mère de Denis vient d'appeler, elle nous demande de nous rendre. On a encore une demi heure pour réfléchir. Mais on veut pas se rendre, parce que si c'est le cas, ça va être la grosse cata... Que faire ?»

Après une heure et demie de la fusillade, les adolescents ont fini par jeter une arme par la fenêtre. Puis deux coups de feu ont retenti. C’est Denis qui a tué Ekaterina avant de se suicider.

Ils fréquentaient le même collège. Evidemment, ils passaient beaucoup de temps ensemble, de nombreuses photos le prouvent.

Passion destructrice ? Crise de folie d'adolescents inconscients ? Le mobile du drame reste à éclaircir. Ekaterina écrivait sur son compte d’Instagram qu’elle s'était querellé avec sa mère peu de temps avant. La fille lui aurait demandé d’aller dormir chez son amie, mais sa mère aurait refusé, et elle aurait décidé de partir tout de même. «Ils m’ont trouvé dans la nuit. Denis et sa mère l’ont vu. J’ai fui encore une fois», a raconté Ekaterina dans une transmission sur Periscope.

Les derniers posts des adolescents sur VKontakte [réseau social populaire en Russie] n'apportent pas de réponse sur ce qui aurait pu les pousser à ce geste désespéré. «Je vous ai aimé, mais vous ne vous êtes pas aperçus comment vous avez détruit ma vie. Adieu tout le monde : mes amis, ma famille, mes proches. Ne vous inquiétez pas, je vais partir joliment. Bonne chance à vous tous et, s’il vous plaît, n’ayez pas peur de vivre comme vous l'entendez. Vivre pour le plaisir, c’est la meilleure façon de vivre. Je vous aime», ont écrit les adolescents dans leur message d'adieu commun.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.