Alexis Tsipras : «L’avenir de l’Europe pourrait dépendre de l’obsession de quelques acteurs»

Le premier ministre grec Alexis Tsipras © Kostas Tsironis Source: Reuters
Le premier ministre grec Alexis Tsipras

Le Premier ministre grec Alexis Tsipas a déclaré que ce sont les créanciers qui portent la responsabilité du manque de solutions à la crise grecque parce que toutes leurs propositions sont déraisonnables.

Le 31 mai, Alexis Tsipras a critiqué l’approche de l’Union européenne (UE), de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) qui, d’après lui, ont mené de vaines négociations pendant cinq mois.

«Si nous ne sommes pas encore arrivés à un accord avec nos partenaires, ce n'est pas à cause de notre intransigeance ni à cause des positions incompréhensibles de la Grèce», a annoncé Alexis Tsipras. «Cela serait plutôt à cause de l'obsession de certains représentants institutionnels qui insistent sur des solutions déraisonnables et se montrant indifférents à l'égard du résultat démocratique des récentes élections législatives en Grèce», a-t-il poursuivi.

Le Premier ministre a aussi souligné que le FMI avait «publiquement reconnu, il y a quelques années, s’être trompé sur les effets dévastateurs des multiples coupes budgétaires imposées à la Grèce». Pour cette raison, il a déclaré que la Grèce était la première «victime» de «l’obsession de quelques acteurs» qui ne faisaient qu’imposer des règles rigides d’austérité et d’ajustement structurel.

Cette déclaration du premier ministre grec s’est faite juste avant les négociations téléphoniques que doivent mener les responsables politiques grec, français et allemand. Tous ces dirigeants ont répété la nécessité de trouver une solution rapide pour sortir de cette crise.

Il y a cinq ans, la Grèce a plongé dans une crise financière. En 2010 et en 2012, Athènes a reçu deux plans d'aide financière internationale pour éviter la faillite.

Maintenant, la Grèce doit rembourser quatre prêts d'un total de 1,6 milliard d'euros au FMI. Le premier paiement doit être effectué le 5 juin. Mais il n’y aurait pas assez d’argent dans les caisses de l’Etat grec, dont le gouvernement a annoncé qu’il paierait ce qu’il devait dans la mesure où il serait «capable de payer».

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