L'Afrique du Sud se retire de la Cour pénale internationale

L'Afrique du Sud se retire de la Cour pénale internationale Source: AFP
Le président sud-africain Jacob Zuma lors d'une conférence internationale

Après le Burundi le 18 octobre, c'est au tour de l'Afrique du Sud d'annoncer son retrait de la Cour pénale internationale (CPI) le vendredi 21 octobre.

Dans une lettre adressée aux Nations unies signée par le ministre des Relations internationales, Maite Nkoana-Mashabane, le gouvernement sud-africain a estimé que «ses obligations au regard de la résolution pacifique des conflits étaient parfois incompatibles avec l’interprétation donnée [par la CPI]».

Le retrait de l’Afrique du Sud est un coup dur et un véritable camouflet pour ce tribunal permanent chargé de juger les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocides. 

La Cour pénale internationale est de plus en plus remise en cause par certains Etats africains. Le 27 mai 2013, le premier ministre éthiopien et à l'époque président de l’Union africaine, Hailemariam Desalegn, avait par exemple déclaré en clôture du sommet bisannuel des chefs d’Etat que la CPI menait «une sorte de chasse raciale en ne poursuivant que des Africains» et avait ajouté : «Lors de la création de la CPI, l’objectif était d’éviter toute sorte d’impunité, mais désormais le processus a dégénéré en une sorte de chasse raciale.»

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