L'Union Européenne divisée au sujet de nouvelles sanctions économiques contre la Russie

L'Union Européenne divisée au sujet de nouvelles sanctions économiques contre la Russie © Yves Herman Source: Reuters
Donald Tusk lors du sommet européen

Les chefs d'Etat européens se seraient écharpés concernant la Russie lors d'une réunion qui s'est tenue le 20 octobre, au sujet de l'opportunité de menacer Moscou de nouvelles sanctions concernant son engagement en Syrie.

Les 28 s'étaient réunis à Bruxelles afin d'aborder les problématiques internationales du moment, telles que la crise migratoire, le Brexit, ou encore la mise en place de nouvelles sanctions contre la Russie au sujet de son soutien militaire au gouvernement syrien contre Daesh et les milices islamistes.

C'est ce dernier sujet qui a suscité le plus de tensions, avec des divergences d'opinions très marquées concernant le projet de formaliser de nouvelles menaces de sanctions économiques visant la Russie dans le rapport final de la réunion. Le consensus n'a pu être atteint, au grand dam de Donald Tusk, très favorable à la politique de sanctions.

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a lui reconnu qu'il n'était pas favorable à une référence explicite à des sanctions pouvant cibler la Russie. 

«Je crois que cela n'aurait pas de sens d'insérer ici une référence à des sanctions, et du reste il s'agit là de la même position que celle approuvée par les ministres des Affaires étrangères [lors d'une réunion à Luxembourg le 17 octobre]», a fait valoir Matteo Renzi à l'issue du sommet. Il a estimé que l'essentiel était «de faire toutes les pressions possibles pour arriver à un accord en Syrie».

«Ce qui se passe à Alep est inacceptable, je le condamne de la façon la plus ferme, mais est-ce que la sanction est la bonne politique aujourd'hui? C'est condamnable, il faut voir de quelle manière», a souligné le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel.

Les sanctions sont «une option», qui ne rencontre pas d'unité au sein de l'Union pour l'instant, a confirmé son homologue suédois Stefan Löfven.

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Selon le Financial Times, «jusqu'à un tiers» des pays de l'Union n'étaient pas favorables à une nouvelle politique de sanctions. Parmi ces membres se trouveraient l'Autriche, l'Espagne, la Grèce et Chypre.

Néanmoins, dans le rapport final, les 28 demandent «une cessation immédiate des hostilités» à Alep. «L'Union européenne est en train d'envisager toutes les options disponibles si les atrocités continuent», peut-on aussi lire dans les conclusions.

Le «débat stratégique» sur la relation UE-Russie convoqué le 20 octobre au sommet des chefs d'Etat – réclamé en mai par Matteo Renzi – visait initialement à examiner un possible assouplissement de la position de l'UE à l'égard de Moscou dans le dossier ukrainien.

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