Associated Press dévoile une partie de l'accord sur la trêve en Syrie gardé jusqu'alors secret

Les chefs de la diplomatie américaine, John Kerry, et russe, Sergueï Lavrov.© Kevin Lamarque Source: Reuters
Les chefs de la diplomatie américaine, John Kerry, et russe, Sergueï Lavrov.

Alors que la Russie souhaitait depuis le début que soit rendu public l'accord sur le cessez-le-feu syrien négocié avec les Etats-Unis, l'agence de presse Associated Press en a révélé une partie.

L'un des cinq documents composant l'accord sur la trêve en Syrie, négocié par Moscou et Washington le 9 septembre, a été rendu public par l'agence de presse Associated Press, jeudi 22 septembre. 

La Russie affirme avoir souhaité depuis le début que ces documents soient librement consultables, ce à quoi, selon elle, les Etats-Unis se sont opposés pour des raisons de sécurité.

«Nous considérons que la publication de ces documents contribuera directement à l'application [de l'accord] et à la progression sur la voie d'un règlement du conflit syrien», a réagi jeudi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. La haute responsable russe a ajouté qu'elle était surprise que ces documents aient fuité, au lieu d'être publiés sur le site internet officiel du Département d'Etat américain (chargé des relations internationales). «Mais cela représente bien le style de nos collègues américains», a-t-elle commenté.

Le document ayant fuité comprend des détails sur le cessez-le-feu initial de deux jours, qui est entré en application le 12 septembre. La Russie et les Etats-Unis s'étaient entendus pour user de leurs influences auprès du gouvernement syrien (pour le premier) et des rebelles soutenus par l'Occident (pour les seconds) afin que ceux-ci respectent la trêve. Le document traite également en détail de l'acheminement de l'aide humanitaire durant l'arrêt des hostilités.

Une trêve rompue par les rebelles, selon Moscou et Damas

La trêve n'aura toutefois duré qu'une semaine : le 19 septembre, l'armée syrienne a déclaré que celle-ci avait pris fin, après avoir cité environ 60 cas de violation de l'accord par des groupes rebelles. En outre, Moscou et Damas ont dénoncé les frappes aériennes de la coalition menée par les Etats-Unis du 17 septembre, qui ont tué 62 soldats syriens. Dans un communiqué officiel, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient avait déclaré que l'attaque en question avait été une erreur de cible, une version contesté par les autorités syriennes.

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