Obama éreinte Trump pour une interview diffusée sur RT et compare Vladimir Poutine à Saddam Hussein

Source: Reuters

Barack Obama a blâmé le candidat républicain pour sa paricipation à l’émission de Larry King, diffusée sur RT. Pour lui, Donald Trump cherche les faveurs du président russe, et la popularité de ce dernier est «la même que celle de Saddam Hussein».

«Cette rhétorique est utilisée lors de la campagne électorale mais elle ne peut favoriser des tentatives fragiles et timides d'assurer la confiance entre les deux pays», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Lors des débats de la campagne présidentielle américaine, le camp démocrate a à nouveau sorti la carte russe pour tenter de remonter dans les sondages. Mais cette fois-ci, c’était au tour du président sortant, Barack Obama, d’user de cet argument en s’adressant aux électeurs de Philadelphie pour les convaincre de voter pour Hillary Clinton. Parmi les raisons invoquées pour amener à choisir l’ancienne secrétaire d’Etat, le président américain a mis en évidence «l’amitié» entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Amitié que le milliardaire aurait prouvée en participant à l’émission politique de Larry King, diffusée sur RT

«Quand le journaliste lui demande "Pourquoi soutenez-vous Vladimir Poutine ?", il répond "C’est un homme fort. Regardez, sa cote de popularité est de 82%". Eh bien, oui. Saddam Hussein avait 90% selon les sondages. Si vous contrôlez les médias et avez privé les citoyens de leurs libertés civiles, et que vous emprisonnez tous vos opposants, voilà ce qu’il se passe», a ainsi déclaré Barack Obama.

«Il aime ce gars [Vladimir Poutine]. Voilà maintenant que leur candidat [républicain] dit que Poutine est un leader fort parce qu’il envahit des pays plus petits, met en prison ses opposants, contrôle la presse et plonge son économie en récession», a poursuivi le président américain en fin de mandat.

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Cette manière qu’a eu Barack Obama d’appeler à voter pour la candidate démocrate a suscité de fortes critiques. L’éditeur de Defense & Foreign Affairs, Gregory Copley, a ainsi insisté dans une interview accordée à RT sur le fait qu’il n’avait jamais vu une campagne partisane au point de traiter le candidat adverse comme un ennemi d’Etat et que l’administration démocrate était en train de «sacrifier ses relations avec Moscou pour gagner des élections nationales».

«Quand on pense au nombre de fois [où l’équipe de campagne électorale de] Clinton a mentionné le président Poutine et le piratage présumé de ses services, on en vient à se demander à quel point ils doivent être désespérés. Le président Obama a perdu littéralement tous son prestige au sein de la communauté internationale… et avec cette perte de prestige, il en est devenu désespéré», a-t-il conclu. 

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