Accusée de boycotter des produits israéliens, la compagnie Brussels Airlines cède sous la pression

Source: Reuters

Après avoir annoncée l’interdiction de servir sur ses vols du halva fabriquée dans les territoires occupées, la compagnie Brussels Airlines a été confrontée à une forte protestation de l'Etat hébreu, qui a fini par porter ses fruits.

«En concertation avec le gouvernement israélien, nous avons décidé de rectifier notre faute. La décision de retirer ce produit, qui était correctement étiqueté, n'était pas la bonne car elle n'était pas politiquement neutre. Or c'est ce que nous désirons être. A l'avenir, nous réintégrerons donc, si notre fournisseur les propose, des produits provenant de ce producteur et issus de cette région» a déclaré ce lundi 29 août à la presse une porte-parole de la compagnie Brussels Airlines. 

Il y a plusieurs semaines, la compagnie aérienne avait décidé de ne plus distribuer sur ses vols un dessert fabriqué dans la zone industrielle de Barkan, en Samarie. Plusieurs passagers avaient en effet pointé du doigt que ces desserts, du halva (une composition pâtissières aux graines de sésame), étaient fabriqués dans «les territoires occupés».

Se défendant de tout boycott, la compagnie aérienne justifiait sa décision par la nécessité de contenter tout le monde : «Ce dessert fait l'objet de controverses, et nous servons une communauté internationale de personnes ayant une culture différente. Notre responsabilité consiste à offrir des produits appréciés par tous, donc nous avons décidé de remplacer le dessert.»

Colère des autorités israéliennes

Yariv Levin, membre du Likoud, parti du chef du gouvernement Benjamin Netanyahou, s'était alors fendu d'une déclaration fracassante : «Une telle compagnie n'a pas sa place dans le ciel de l'Etat d'Israël et son nom doit être effacé du tableau des vols de l'aéroport Ben Gourion.». Le vendredi 26 août, une lettre a même été envoyée par l’ambassadeur israélien à Bruxelles à la compagnie belge, demandant des explications par rapport à ce retrait. Le groupe Lufthansa, qui détient 45 % de la compagnie belge, a également reçu une missive similaire provenant de l’ambassade de Berlin.

Peu après, c'est le ministre des Affaires étrangères belge lui même qui a fait pression sur la compagnie, pour qu'elle revienne sur sa décision. 

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