Ali Khamenei : l’Iran protégera les oppressés au Yémen, en Palestine et au Bahreïn

Le Guide suprême iranien ayatollah Ali Khamenei Source: Reuters
Le Guide suprême iranien ayatollah Ali Khamenei

Selon le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, l’Iran défendra ceux qui sont opprimés au Moyen-Orient. Une pique adressée à l’Arabie saoudite, l’adversaire géopolitique de Téhéran, et à sa politique agressive.

«Le Yémen, Bahreïn et la Palestine sont oppressés, et nous protégeons les oppressés autant que nous le pouvons», a déclaré Ali Khamenei lors d’une rencontre avec des responsables iraniens et des diplomates des pays musulmans.

Cette réunion était dédiée au Lailat al Miraj, le jour où, selon la tradition islamique, le prophète Mohammed a visité les cieux pour rencontrer Dieu et les autres prophètes.

«La sécurité du Golfe persique est dans l’intérêt de tout le monde… Si elle n’est pas garantie, ce sera un danger pour tous», a prévenu Khamenei.

«Ceux qui font souffrir les familles yéménites pendant les mois sacrés sont même pires que les anciens païens de La Mecque», a déclaré le Guide suprême.

Ali Khamenei a fait une référence particulière à l’Arabie saoudite qui encadre la coalition militaire des arabes sunnites qui a entrepris une campagne de frappes aériennes sur les rebelles chiites au Yémen.

Les Saoudiens avaient aussi envoyé leurs troupes à Bahreïn en 2011 pour aider la monarchie sunnite à maîtriser les manifestations qui avaient pris une dimension nationale.

Ces déclarations ont été prononcées quelques jours après la rencontre des dirigeants des pays arabes du Golfe persique avec le président américain Barack Obama, où l’Iran s’est vu reprocher de vouloir essayer d’étendre son influence dans la région.

Jeudi, Obama avait assuré que les Etats-Unis protégeraient leurs alliés arabes des «activités déstabilisantes» de l’Iran, malgré le fait que Washington figure parmi les pays qui négocient un accord sur le programme nucléaire iranien controversé.

Vendredi, la porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Marzieh Afkham avait souligné que qualifier l’Iran de menace régionale était «une allégation ridicule» qui «ne correspondait pas aux faits», avant d’ajouter : «L’Iran considère qu’un dialogue avec ses voisins (au sein du Conseil de coopération du Golfe) est nécessaire et l’a toujours demandé». 

Le Conseil de coopération du Golfe comprend Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis.

Marzieh Afkham a souligné que c’était l’Arabie saoudite qui déstabilisait la région en bombardant les rebelles houthis au Yémen.

A plusieurs reprises, Téhéran a dénoncé les accusations qui prétendent qu’il soutient les Houthis, de même que son engagement dans les affaires de Bahreïn et de la Palestine.

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