La France apporte sa contribution à la dispute migratoire

Les migrants© Antonio ParrinelloSource: Reuters
Les migrants

Tandis que l'Europe tente de trouver une solution à la crise migratoire, Manuel Valls a annocé qu'il était contre la proposition de la Commission européenne d’introduire des quotas à l’échelle communautaire.

Le Premier ministre français Manuel Valls est arrivé à Menton dans le cadre des rencontres franco-italiennes,où il a déclaré que la France n’accepterait jamais les quotas migratoires.

«La solidarité, c'est de mettre en place une répartition équitable dans l'accueil des réfugiés. Nous souhaitons être particulièrement clairs sur ce point : je suis contre l'instauration de quotas de migrants ; ceci n'a jamais correspondu aux propositions françaises», a déclaré Manuel Valls.

Le 13 mai, la Commission européenne avait présenté un nouveau plan d’action, d’après lequel l’afflux des migrants doit se répartir de manière équitable entre les différents pays européens. Il est nécessaire de garantir un «mécanisme de distribution pour les personnes qui ont clairement besoin d’une protection internationale, afin d’assurer une participation juste et équilibrée entre les Etats membres à cet effort commun», lit-on dans un communiqué de la Commission.

Le Premier ministre français Manuel Valls à Menton © Eric CiottiSource: Reuters
Le Premier ministre français Manuel Valls à Menton

Des critères fixes ont déjà été élaborés, tels que le PIB, la taille de la population ou le niveau de chômage, en fonction desquels les membres de l’UE devraient accueillir les migrants. Par exemple, la France en accueillerait 14% ; l'Allemagne 18%.

Ce mode de répartition a provoqué une forte agitation au sein de l’UE.

Les gouvernements italien et maltais, qui ont jusqu’à présent accueilli la grande majorité des migrants ont approuvé ce projet. Mais pour ce qui est, par exemple, de l’Italie, elle ne pourrait plus accueillir de nouveaux immigrés car elle a déjà dépassé le quota que lui alloue le système.  

Les autres pays membres, dans leur grande majorité, ne se pressent pas pour l’adopter. Le Royaume-Uni et la Hongrie sont même les plus fervents opposants du projet.

David Cameron a déclaré que la Grande-Bretagne, qui possédait d’un droit de opt-in (un droit d'option sur ce type de décisions) ne participerait pas à l'effort européen.

«Nous ne participerons pas à une réglementation qui imposerait un système contraignant de redistribution ou de délocalisation. Le Royaume-Uni est fier d’avoir toujours accordé l’asile à ceux qui en ont le plus besoin mais nous ne pensons pas qu’un système contraignant de relocalisation soit la solution», a fait savoir le gouvernement britannique.

En savoir plus : Europe : crispation autour de la politique des quotas de réfugiés imposée par Bruxelles

Le chef du gouvernement hongrois s’est lui aussi exprimé contre.

«Nous ne voulons pas d'immigrés en Hongrie. Si d'autres Etats membres veulent en recevoir, libre à eux, mais ils ne doivent pas les renvoyer ici ni les faire transiter par chez nous», a-t-il déclaré, début mai, sur la chaîne Echo TV.

Selon l’agence statistique Eurostat, seuls six pays, sur les 27 qui composent l’UE, ont pris en charge l’afflux de migrants. Sur les 185 000 immigrés qui ont atteint l’Europe 2014, l'Allemagne en a accueilli la majorité, devant la Suède, la France, l'Italie, le Royaume-Uni et les Pays-Bas.

 

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