Russie : Donald Duck lavé de tout soupçon d'extrémisme par une cour de justice régionale

© Walt Disney Productions / RKO Radio Pictures
© Walt Disney Productions / RKO Radio Pictures

Le justice russe a annulé la décision d'une cour qui, par erreur, avait qualifié un film de Disney de 1942 de document «promouvant l'extrémisme». Le dessin animé en question dépeint le voyage de Donald Duck dans l'Allemagne hitlérienne.

Donald Duck peut désormais circuler en toute liberté en Russie : la plus haute court de justice de la région du Kamtchatka, à l'extrême est du pays, a ordonné l'annulation d'une décision de justice qui faisait d'un dessin animé du plus célèbre des canards un «contenu extrémiste».

En 2010, la cour de justice de la ville de Petropavlovsk-Kamtchatski, dans le Kamtchatka, avait condamné à six mois de prison avec sursis un homme accusé d'avoir diffusé sur Internet des documents promouvant des idées extrémistes. Parmi ces documents se trouvaient un dessin animé de Disney datant de 1942, «Der Fuehrer's Face» (le visage du Fuhrer), dans lequel Donald Duck déambule dans une Allemande nazie parodiée.

Or, en Russie, la loi condamne tout appel public à l'extrémisme (y compris sur Internet), et lorsqu'une cour de justice locale qualifie un document d'extrémiste, la diffusion de celui-ci devient illégale dans l'ensemble du pays.

«Donald Duck au pays des Nutzi»

Après avoir réalisé qu'ils avaient intégré des aventures de Donald à la liste nationale des documents extrémistes, les magistrats de Petropavlovsk-Kamtchatski se sont pourvus en cassation auprès de la cour régionale du Kamtchatka. Les magistrats ont fait savoir que «Der Fuehrer's Face», aussi appelé «Donald Duck au pays des Nutzi» (jeu de mot entre «nut», fou, et «nazi»), est un classique de Disney ayant été réalisé dans le cadre de la propagande américaine antinazie des années 1940. Le film ne contient aucun appel à l'extrémisme, ont-ils assuré, mais présente au contraire l'idéologie hitlérienne de manière grotesque et dévalorisante.

La cour régionale a accepté la requête des magistrats, reconnaissant que les péripéties de Donald Duck dans le IIIe Reich ne promouvaient en aucune façon la violence.

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