Brexit : la ministre britannique de l'Intérieur n'exclut pas d'expulser les ressortissants européens

Brexit : la ministre britannique de l'Intérieur n'exclut pas d'expulser les ressortissants européens Source: Reuters

Theresa May, ministre britannique de l'Intérieur, affirme que le sort des ressortissants de l'UE présents au Royaume-Uni n'est pas encore fixé. Ce sujet sera l'un des enjeux majeurs dans les négociations avec Bruxelles.

Après la victoire du Brexit, Theresa May a refusé de se prononcer sur l'expulsion des ressortissants de l'Union européenne vivant en Grande-Bretagne. Pour l'actuelle ministre de l'Intérieur, il serait irresponsable et mensonger de garantir à ces populations le maintien de tous leurs droits, d'autant plus que cela pourrait provoquer selon elle «un afflux» de migrants. 

Favorite dans la course à la succession de David Cameron après l'abandon de Boris Johnson, elle a déclaré qu'elle souhaitait «garantir la position» des citoyens européens vivant actuellement au Royaume-Uni, mais tout en précisant que ce statut pourrait très bien évoluer lors des prochaine négociations avec Bruxelles. 

Pour rappel, 3 millions de ressortissants européens vivent actuellement au Royaume-Uni, soit 5% de la population totale. Parmi eux, 800 000 Polonais, 385 000 Irlandais et un peu moins de 300 000 Français.

Theresa May, la nouvelle figure forte de la droite britannique

Moins charismatique que le fantasque ancien maire de Londres, Theresa May semble désormais la mieux placée pour remplacer David Cameron au 10 Downing street.

Fille unique d’un pasteur anglican, née en 1956, élevée dans un presbytère de l’Oxfordshire, Theresa May exerce ses fonctions actuelles depuis 2010. Membre du parti conservateur et eurosceptique, elle s'est fait connaître par ses saillies anti-immigration. En 2011 par exemple, elle critique la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH) qui permettrait, selon elle, à un ressortissant étranger de rester au Royaume-Uni «du moment qu'il a un chat». Mais celle que  le Daily Mail a surnommé la «Merkel britannique» a aussi a dû soutenir, discrètement, le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne, comme les autres ministres du gouvernement de David Cameron. 

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