Suisse : la justice refuse de naturaliser deux adolescentes ayant refusé des cours de natation

© Flickr @ChristianDiebold

La communauté de citoyens de la ville de Bâle, responsable de la naturalisation, a refusé de délivrer un passeport aux deux jeunes filles de 12 et 14 ans de confession musulmane qui ont refusé de participer à un cours de natation mixte.

N'ayant pas participé au cours, les deux jeune filles musulmanes n'ont pas eu de note et ainsi, n'ont pas terminé leur cursus de scolarité obligatoire ce qui les a empêché d'accéder à la naturalisation. 

En effet, les cours de natation sont obligatoires en Suisse, selon une décision de la Cour fédérale de l'enseignement.

En refusant de se prêter à cette règle, les deux jeunes filles ont violé la loi sur l'enseignement, ce qui constitue un manque d'intégration selon Stefan Wehrle, président de la Commission naturalisation.

Les deux filles auraient également refusé de serrer la main à leur enseignant masculin, ce qui fait partie de us et coutumes de la société suisse. Néanmoins, cette tradition n'entre pas dans les critères de l'enseignement obligatoire et n'a donc aucune incidence sur la la délivrance de la naturalisation.

La ville de Bâle avait déjà stipulé que les femmes musulmanes devront s’habiller comme les autres usagères de la piscine. Si elles ne veulent pas se baigner en maillot de bain, elles pourront se vêtir de burqinis moulants.

Piscine, activités extra-scolaires et Islam, le casse tête suisse

Ce n'est pas la première fois que la Suisse se heurte à ce genre de cas «piscine». Le 29 juin, la justice de la ville de Saint-Gall (Est) a condamné un père de famille musulman à une peine pécuniaire de 100 jours-amende à 30 francs (27 euros) et à 1000 francs (920 euros) d'amende.

L'homme, père de famille de 40 ans d'origine bosnienne, avait refusé durant des années d'envoyer ses filles au cours de natation ainsi que dans des sorties et autres événements scolaires. Il avait fait recours contre une ordonnance pénale prononcée en décembre 2015.

Le tribunal a reconnu l'accusé coupable de violation du devoir d'assistance et d'éducation, insoumission à une décision de l'autorité et violations multiples contre la loi sur l'école obligatoire.

La procureur avait demandé une peine de prison de quatre mois et une amende. Pour elle, l'homme, qui vit en Suisse depuis 1990 manque de volonté d'intégration et de respect pour la législation suisse. Elle avait par ailleurs demandé à l'office cantonal des migrations d'évaluer si son permis de séjour devait lui être retiré.

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