Obama va annoncer le nombre de morts tués par drones, mais la méthode de calcul est… contestable

Un drone américain© Wikipédia
Un drone américain

Le président américain doit annoncer le nombre de civils tués par des frappes de drones américains illégales, mais seulement dans les pays où les Etats-Unis ne sont pas officiellement en guerre.

Plusieurs médias ont informé, en citant des responsables américains, que le nombre attendu tourne autour de 100 victimes. Un chiffre qui diffère considérablement de celui estimé par les journalistes d’investigation et les groupes de défense des droits de l’Homme qui traquent les violations faites aux lois internationales.

En savoir plus : «Roulette russe», Des civils chargés de choisir les cibles des drones américains

La Maison blanche ne révèlera que les victimes civiles dans les pays qui ne sont pas un champ de bataille américain, tels que la Libye, le Pakistan, la Somalie et le Yémen.
Les victimes collatérales des drones américains en Afghanistan, en Irak et en Syrie ne seront pas représentées dans le nombre total. Et les Etats-Unis ont déployé des milliers de drones dans ces pays.

Jennifer Gibson, de l’organisation des droits de l’Homme Reprieve estime que plus de 4 000 personnes ont été tuées par des drones, notamment des centaines d’enfants.

Selon elle, l’estimation du nombre de victimes émise par l’administration d’Obama «ne vaut assurément pas le papier sur lequel il est imprimé».

Le Bureau du journalisme d’investigation indique pour sa part que plus d’un millier de personnes ont été tuées au Pakistan, en Somalie et au Yémen.

Des milliers de frappes de drones ont été effectués dans ces régions depuis 2009, dans le seul Pakistan il y en a eu plus de 300.

Barack Obama doit aussi rendre une ordonnance exécutive qui requerra la publication du nombre de personnes innocentes tués par des drones, mais il est peu probable que les responsables de meurtres d’hommes, de femmes et d’enfants soient traduits en justice pour crimes de guerre.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Social comments Cackle
Enquêtes spéciales