Etat-major russe sur la Syrie : c’est notre patience et non celle des Etats-Unis qui a des limites

Le chef de l'état-major général des Forces armées russes, Valeri Guerassimov Source: Sputnik
Le chef de l'état-major général des Forces armées russes, Valeri Guerassimov

Le chef de l'état-major des Forces russes Valeri Guerassimov a ainsi commenté les déclarations récentes des représentants américains évoquant le «manque de professionnalisme» des militaires russes qui combattent en Syrie.

Au regard de la situation en Syrie, c'est la patience de la Russie, et non celle des Etats-Unis, qui a atteint ses limites, a prévenu Valeri Guerassimov, ajoutant que Moscou remplit pleinement ses devoirs.

Selon le représentant russe, c’est surtout Washington qui rencontre des problèmes avec «l’opposition syrienne» avec qui ils coopèrent étroitement.

«Selon eux [les Etats-Unis], les tirs de roquette des combattants sur des villages et sur les positions des troupes syriennes doivent être considérés comme "des infractions anodines" au régime du cessez-le-feu», a confié le militaire russe. Dans le même temps, il a noté que toute réponse de la part des soldats syriens sont qualifiées de «frappes disproportionnées» sur «l’opposition».

Le responsable militaire a aussi ajouté que l'état-major russe avait envoyé aux Américains ces trois derniers mois les coordonnées permettant de localiser des djihadistes de Daesh et du Front al-Nosra, mais le Pentagone «n’arrive pas à définir où ils ont des rebelles et où sont les chimères des organisations terroristes internationales».

«En conséquence, les terroristes en Syrie se renforcent activement et la situation devient de plus en plus tendue», a-t-il poursuivi, avant de conclure qu’une telle situation «ne peut pas durer infiniment».

La semaine dernière, le secrétaire d’Etat américain John Kerry s’est adressé sur un ton menaçant à la Russie pour indiquer que la patience des Etats-Unis concernant le conflit syrien est «très limitée» et a demandé à Moscou de ne pas bombarder le Front al-Nosra en Syrie, par peur de toucher les rebelles «modérés» qui gravitent autour.

Malgré son entrée en vigueur le 27 février 2016, le cessez-le-feu négocié entre les Etats-Unis et la Russie peine à être respecté en Syrie, où les combats se poursuivent. En effet, des attaques terroristes visant les forces gouvernementales et des groupes rebelles observant la trêve surviennent régulièrement, provoquant parfois de violentes ripostes.

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