Etats-Unis : un juge aurait manipulé l’affaire du 11 septembre et détruit des preuves

Esquisse d'une audience lors du procès des attentats du 11 septembre© POOL New Source: Reuters
Esquisse d'une audience lors du procès des attentats du 11 septembre

Un colonel américain aurait conspiré avec le parquet pour détruire des preuves et manipuler un procès relatif aux attentats du 11 septembre, selon The Guardian.

Le colonel de l’armée américaine James Pohl qui supervisait le tribunal militaire sur les attentats du 11 septembre aurait conspiré pour détruire des preuves afin d’empêcher une partie de la défense de faire son travail vis-à-vis de son client, le complice présumé des attentats Khalid Sheikh Mohammed, selon des document de la cour. Il aurait agi «de concert avec le parquet, manipulé des procédures secrètes et l’utilisation des ordres secrets», si l’on en croit le document qui affirme que James Pohl aurait permis à l’administration Obama de détruire des preuves.

Cette accusation a été portée le 10 mai, dans une déposition de la défense rendue publique par des commissions militaire.

Il semble que l’accusé n’ait même pas pu avoir recours aux services de ses avocats. Des documents citent Khalid Sheikh Mohammed, qui risque d’être exécuté : «D’abord, ils nous disent qu’ils ne nous montreront pas les preuves, mais ils nous présenteront nos avocats. Maintenant ils ne nous présentent même pas les avocats. Pourquoi ne nous tuent-ils pas tout simplement ?»

Les avocats de l’organisateur présumé des attentats indiquent que des manœuvres secrètes les ont empêchés de faire face à cette destruction de preuves. Les documents ne précisent pas quelles preuves ont été détruites, certains de ces documents demeurant classés.

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