Deuxième semaine de contestation au Burundi : au moins 2 morts et des blessés par balles

Deuxième semaine de contestation au Burundi : au moins 2 morts et des blessés par balles Source: Reuters
Manifestant opposé au 3eme mandat du président Pierre Nkurunziza à Bujumbura

Au moins deux manifestants ont été tués et d’autres blessés par balles à Bujumbura, alors que commence une deuxième semaine de contestation contre un 3eme mandat du président sortant Pierre Nkurunziza, dénoncé comme inconstitutionnel.

L’opposant Pierre Claver Mbonimpa, emprisonné et libéré la semaine dernière, fait ce bilan : «Depuis ce matin, il y a au moins deux personnes qui ont été tuées par balle par la police». Ces chiffres portent le bilan provisoire des violences entre manifestants et policiers a huit morts.

Après une trêve de deux jours, les manifestants sont parvenus pour la première fois à converger sur la place de l’Indépendance, au centre de la capitale, avant d’être dispersés par du gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes.

La candidature pour un troisième mandat de Pierre Nkurunziza aux élections présidentielles du 26 juin a suscité une vague de contestation et de violences entre manifestants et forces de l’ordre. La Radio Publique Africaine a été fermée, les réseaux sociaux coupés et des opposants ont été arrêtés. Le gouvernement a interdit les manifestations en les qualifiant d’«insurrection». L’armée a été déployée dans les rues de la capitale pour tenter de calmer la situation.  

La crise politique et les violences qui secouent le Burundi découlent de deux interprétations différentes de la Constitution autour de ce 3eme mandat. Alors que les opposants s’appuient sur la limite de deux mandats présidentiels pour écarter la candidature de Pierre Nkurunziza, ses partisans estiment que son premier mandat exercé de 2005 à 2010, dans une période de transition, n’entre pas dans les conditions prévues par la Constitution. Saisi le 28 avril par le Sénat, le Conseil constitutionnel devrait se prononcer dans les prochains jours.

Le Secrétaire d’Etat américain John Kerry a déjà trouvé la réponse a cette question en déclarant la candidature du président sortant contraire à la Constitution du Burundi.

Ces dispositions constitutionnelles controversées découlent des accords d’Arusha signés en 2000 qui avaient permis de mettre fin en 2006 a une guerre civile qui ensanglantait le pays depuis 1993. Selon les chiffres de l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés, 21 000 Burundais ont fui le pays au mois d’avril, faisant monter leur nombre a plus de 30 000, au Rwanda et en République Démocratique du Congo.

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