Rapport du Sénat détruit «par inadvertance» : Edward Snowden doute de la «bourde» de la CIA

Le lanceur d'alerte Edward Snowden a travaillé pour la CIA, avant de se tourner vers le public.© Vincent Kessler Source: Reuters
Le lanceur d'alerte Edward Snowden a travaillé pour la CIA, avant de se tourner vers le public.

Alors que l’inspection générale de la CIA a assuré avoir malencontreusement détruit l’exemplaire qu’elle possédait d’un rapport de 6 700 pages sur l’utilisation de la torture, l’ancien employé de la NSA devenu lanceur d’alerte a réagi.

Edward Snowden n’est pas resté de marbre face à la nouvelle de la destruction «par inadvertance» des milliers de pages d’un rapport du Sénat portant sur les techniques d’interrogation «poussées» utilisées par les services de renseignement américains.

«J’ai travaillé pour la CIA (…) Lorsque la CIA détruit quelque chose, ce n’est jamais une erreur» a tweeté l’activiste, actuellement réfugié en Russie pour ses activités politiques.

Récemment, une agence de renseignement citée par le site d’information Yahoo News avait déclaré que des fonctionnaires du bureau de l’inspecteur général de la CIA avaient supprimé le fichier, stocké sur un ordinateur, avant de malencontreusement détruire le disque contenant le fameux document.

Le rapport contient 6 700 pages détaillant les méthodes controversées utilisées par l’agence de renseignements dans les prisons américaines outre-mer, notamment Guantanamo. Il était notamment question de la technique du waterboarding (simulation de noyade) et de la privation de sommeil.

Si une autre copie du rapport existe dans un autre département de la CIA, la destruction de l’exemplaire de l’inspection générale n’a pas été officiellement confirmée au public, a précisé Yahoo News.

Le rapport complet est toujours classé secret et pourrait ne jamais être publié dans son intégralité. Un résumé de 500 pages avait cependant été rendu public par la sénatrice démocrate Diane Feinstein en 2014.

La semaine passée, la Cour d’Appel américaine a conclu que le rapport, dans son intégralité, n’était pas soumis à la loi sur la liberté de l’information (Freedom of Information Act)

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