Après de nouvelles primaires, Hillary Clinton peine à écraser totalement Bernie Sanders

- Avec AFP

Hillary Clinton et Bernie Sanders lors d'un débat pendant les primaires © Lucas Jackson Source: Reuters
Hillary Clinton et Bernie Sanders lors d'un débat pendant les primaires

La candidate démocrate à la Maison Blanche a revendiqué une courte victoire le 17 mai lors de la primaire du Kentucky. Mais Bernie Sanders, victorieux dans l'Oregon, a promis de rester dans la course à l'investiture jusqu'à la fin.

Selon des résultats portant sur 99,9% des bureaux de vote, Hillary Clinton a obtenu 46,8% des voix contre 46,3% au sénateur du Vermont – soit un écart de moins de 2 000 voix sur plus de 450 000. Mais Bernie Sanders a facilement battu l'ancienne secrétaire d’Etat dans l'Oregon, Etat progressiste de la côte ouest, avec 53% des voix, selon des résultats partiels.

Les républicains ont quant à eux voté uniquement dans l'Oregon, y plébiscitant sans grande surprise Donald Trump, seul candidat encore en lice. Les noms de ses ex-rivaux étaient néanmoins toujours présents sur les bulletins de vote...

Hillary Clinton cherchait symboliquement à endiguer la dynamique en faveur du sénateur démocrate, qui reste en course malgré un retard quasiment insurmontable en nombre de délégués. Bernie Sanders a envoyé un message de défiance à l'appareil démocrate, se félicitant au passage de son résultat dans le Kentucky, où il devrait rallier près de la moitié des délégués, en raison d'un score très serré. «Nous resterons en course jusqu'au dernier bulletin de vote !» a-t-il lancé lors d'un grand meeting à Carson, en Californie, Etat dont la primaire aura lieu le 7 juin.

Unification républicaine

Mathématiquement, Hillary Clinton n'avait même pas besoin de victoire le 17 mai. Même dans l'éventualité où elle perdrait toutes les consultations restantes, elle continuerait à disposer de suffisamment de délégués, répartis à la proportionnelle, pour atteindre la majorité requise de 2 383 délégués. Elle en avait, avant le vote du 17, 2 243, contre 1 465 pour Bernie Sanders.

Le sénateur du Vermont cherche néanmoins toujours à mettre en évidence les faiblesses d’Hillary Clinton auprès de l'électorat ouvrier et blanc. Il l'a battue dans l'Indiana et en Virginie occidentale en mai, et il déclare vouloir persuader les centaines de «superdélégués» démocrates [élus et responsables du parti] de rompre avec Hillary Clinton pour se rallier à sa cause.

Donald Trump, à l'inverse, a consolidé son soutien au sein d'un parti républicain dont les responsables ont annoncé, dans un communiqué conjoint avec son équipe de campagne, un accord pour une levée de fonds commune – une méthode habituellement pratiquée par les candidats à la présidentielle. Les particuliers pourront contribuer au fonds commun à hauteur maximale de 449 400 dollars .

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