Malgré une violente bagarre entre députés, l'immunité des parlementaires turcs partiellement levée

Capture d'écran d'une vidéo
Capture d'écran d'une vidéo

Une réunion entre parlementaires turcs a viré la bagarre générale ce lundi, lors d'un débat portant sur des modification constitutionnelles, la seconde en moins d'une semaine.

En pleine discussion parlementaire, la sortie musclée du ministre de la la Justice Bekir Bozdag aurait déclenché le feu au poudre. Celui ci a accusé le HDP, parti pro-kurde, d'avoir provoqué une bagarre jeudi dernier, dans la même enceinte. La remarque a aussitôt suscité la colère des parlementaires visés, notamment le kurde Garo Paylan qui parle de "diffamation". 

Sur cette vidéo, on peut voir les députés monter sur les tables pour s'échanger des coups de poings et se jeter des bouteilles d'eau. 


A l'origine, le débat parlementaire tenait sur les amendements visant à modifier la constitution turque pour priver les législateurs turcs de l'immunité juridique. La motion est considérée par le HDP comme une tentative des autorités d'ouvrir la voie à d'éventuelles poursuites des députés de l'opposition .

Le HDP accuse en effet depuis plusieurs mois le gouvernement d'Ankara de mener une entreprise de répression à l'encontre des populations kurdes du sud-est du pays depuis août 2015 : couvre-feu, tirs d'artillerie lourde sur les populations civiles...

En réponse, le président turc Recep Tayyip Erdogan à pointé du doigt d'éventuels liens entre le HDP et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme terroriste en Turquie.

Les incidents n'ont toutefois pas empêché les débats d'aller à leur terme. Lundi soir, le projet gouvernemental a été adopté, et l’immunité parlementaire partiellement levée : si les législateurs turcs sont toujours à l'abri de toute poursuite pendant leur mandat, désormais la police peut déposer des «dossiers» préparant une procédure judiciaire qui débutera dès lors qu'ils ne seront plus parlementaires. 

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