Voulant voir sa mère malade à Téhéran, une Franco-iranienne accusée d’espionnage est jetée en prison

Apres un mois d’enquête, une ex-employée de l’ambassade de France à Téhéran, qui avait quitté le pays en 2009 suspectée d'espionnage, a été condamnée à six ans de prison lors de son retour en Iran chez sa mère souffrante.

La Franco-Iranienne Nazak Afshar, employée du service culturel de l'ambassade de France à Téhéran, a été arrêtée en 2009 accusée d'agir contre la sécurité nationale iranienne. Elle n'était pas seule : d'autres journalistes, hommes politiques, militants, tous ayant aussi la double nationalité, non reconnue en Iran, ont été aussi accusés d’espionnage. Les faits remontent à l'epoque des manifestations contre-gouvernementales après la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.

Toutefois, Nazak Afshar a réussi à quitter l'Iran à l’aide du gouvernement français et a vécu en France depuis lors, mais son dossier a été conservé par les autorités iraniennes. 

En mars dernier, elle a décidé de se rendre en Iran pour voir sa mère malade. Nazak Afshar a été arrêtée à son arrivée à l'aéroport Imam Khomeyni et transférée en prison. Apres un mois d’enquête, elle a été condamnée à six ans de prison ferme. Des défenseurs des droits de l'homme font savoir que Nazak Afshar, elle aussi, voit son état de santé se dégrader, victime d'évanouissements chroniques.

Selon des sources iraniennes, le représentant d'une chaine de télévision pro-opposition a également été arrêté, alors qu'il tentait de rendre visite à ses parents. Cinq personnes ont été arrêtées  au cours de ces derniers mois pour «leurs liens avec des pays étrangers» lors de leur retour en Iran.

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